Vendée : Le haricot a bien du mal à devenir « sec »

vendee agricole

Plus que d'autres encore, les producteurs de haricot attendent de bonnes nouvelles à venir des présentateurs de bulletins météo. Il leur faut une bonne grosse semaine de temps sec.

Les aléas du printemps pour semer les haricots entre les orages se paient au prix fort aujourd'hui. Il y a d'ailleurs une similitude entre les conditions de semis et celles de récolte. Le ciel ne laisse pas en effet une semaine de répit pour faire les travaux aux bonnes dates et dans de bonnes conditions. Résultat ce qui n'a pas pu être mis en terre début mai, l'a été ensuite en pointillé jusqu'en début juin, à la faveur d'un jour ou deux sans averse. Ce qui a pu être semé au 15 mai a pu être récolté dans d'à peu près bonnes conditions. La ventilation et les séchoirs font le reste.
Pour tout ce qui n'est pas encore récolté, tous les espoirs sont permis, mais il y a aussi tout à craindre…
Dans cette catégorie, il y a d'abord ce qui a été arraché mais qui n'a pas encore été battu. C'est la pire des situations car la mogette dans cet état nécessite de multiples manipulations, le sol constamment mouillé et probablement humide encore pour longtemps est incapable d'offrir de bonnes conditions de séchage. Du coup, les gousses qui ont été en contact avec le sol ou dans l'herbe ont fini par moisir et lorsqu'une fenêtre météo autorise un bref chantier de battage, il progresse à vitesse d'escargot.
Mais pourquoi alors s'engager dans un chantier d'arrachage dans des conditions si hasardeuses ?

« Faut bien prendre des risques »

- « Faut bien prendre des risques », témoigne Philippe Rousseau, producteur de 13 hectares de mogette et de flageolet à Saint-Denis-la-Chevasse. Quand on a une surface pareille à récolter et quant on arrive au 15 septembre il faut bien s'y mettre ». « Et encore, se console-t-il, on a une machine – une Colombo – qui fait du bon boulot. Elle arrive à ouvrir les gousses malgré les 30 % d'eau. Mais ensuite faut pas traîner à tout passer au séchoir. Forcément, ça fait du travail et des dépenses supplémentaires ». Quant à ce qui n'est pas encore arraché ? « Je le laisse sur pied en espérant une grosse semaine de temps sec. ça va bien finir par arriver ».
Du côté de la Cavac, avec qui les producteurs ont passé des contrats pour du haricot label, on se montre très prudent. Loïc Guitton, responsable des légumes secs ne voudrait surtout pas être alarmiste. « Ce qui est récolté est plutôt bon. Il y a de tout, du sec et du moins sec et on a de toutes façons le matériel qu'il faut pour finir le séchage » Quant aux 70 à 75 % qui restent à récolter « On ne peut rien dire pour l'instant si ce n'est qu'on espère une bonne période de temps sec ».

Source vendee agricole

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier