vendée : Le marais n'est pas en danger pour être sauvé

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Suite à la décision ministérielle de suspendre sa labellisation, les « fossoyeurs » du Marais poitevin lancent demain une marche pour disent-ils, « le sauver ». Mais pour les responsables agricoles de la Fdsea, « le Marais poitevin se porte très bien ».

« Le Marais poitevin n'est pas en danger. Au contraire, il fonctionne très bien. Il a simplement besoin d'aides spécifiques à une zone humide de 100 000 hectares ». Telle est la réponse de la chambre d'agriculture, des JA et de la FDSEA à l'appel à mobilisation pour une marche de contestation de la décision ministérielle, lancé par Mme Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et d'autres élus.
Les agriculteurs du Marais poitevin ne sont pas contre la reconquête du label Parc naturel régional, mais ils veulent une charte qui tienne compte de la situation.

En 2006, dans une lettre ouverte à Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, ils avaient déjà exposé leurs positions en cinq points essentiels :
- Protéger les biens et les personnes. Le risque majeur de la région, ce sont les inondations. Il est donc indispensable que des travaux soient planifiés chaque année sur une période de cinq ans, pour que tous les grands émissaires qui vont à la mer retrouvent toute leur efficacité d'écoulement des eaux.

- Préserver la zone humide. Le projet de charte, aujourd'hui sur ce thème majeur, est inacceptable car ambigu à dessein. Il porte en germe le retour à des pratiques et à des conditions de vie que les agriculteurs croyaient révolues comme l'atteste le recours aux zones d'expansion de crues.

- Repousser les friches. La friche gangrène 10 000 ha du coeur du marais. Il faut redonner à ces prairies leur lustre perdu pour disposer de cette superficie supplémentaire en herbe.

- promouvoir des SAGE pour tous les usages. Les agriculteurs rappellent que l'irrigation s'effectue en toute transparence avec une gestion des volumes par exploitation et des prélèvements qui tiennent compte de l'évolution de la ressource. Quelques retenues en nombre et volume limités en bordure de marais, aisément réalisables, sont à programmer dans les plans d'action du Parc naturel régional pour conforter la gestion de la ressource en période d'étiage.

- Partager les orientations pour agir. Le projet de charte doit intégrer des propositions de convention avec différents partenaires. Les chambres d'agriculture entendent être de ceux-là, mais pour l'heure c'est un clair constat de carence.

Et Serge Gelot, responsable du dossier Marais poitevin à la FDSEA de conclure : « Suite à la décision ministérielle de bloquer le processus de labellisation, nous demandons une nouvelle étude du projet de charte, conforme à la situation de terrain et établie sur le constat du fonctionnement actuel de l'agriculture et du travail mené par tous les acteurs locaux ».

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