Vendée : Madeleine Durand et l'âme militante, pour que demain soit meilleur qu'aujourd'hui

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Colette Graton a remis, mardi soir, à Madeleine Durand, la médaille de Chevalier dans l'Ordre national du mérite. L'occasion de récompenser cette grande dame qui achèvera dans quelques mois son dernier mandat en qualité de présidente de la MSA.

« Je pars avec le sentiment d'avoir accompli mon devoir. » Mardi soir, dans les locaux de la MSA, l'émotion était palpable dans l'assemblée à l'occasion de la remise de médaille de Chevalier dans l'Ordre national du mérite à Madeleine Durand, présidente de la MSA qui achèvera son 4ème mandat dans quelques mois.
Quatre mandats et « nous avons eu mille fois raisons de te persuader à te présenter. », a souligné Colette Graton, ancienne secrétaire générale et vice-présidente de la chambre d'agriculture, lorsqu'elle lui a remis la médaille. Elle suppléait ainsi Luc Guyau, président de la chambre d'agriculture, retenu par ses nouvelles fonctions à Rome mais présent par la pensée « en raison de cette lignée amicale et professionnelle qui nous lie depuis plus de 10 ans », a-t-il d'ailleurs rappelé par le biais d'une lettre qu'il avait adressé à Madeleine Durand. En effet, c'était alors en 1984 que Madeleine Durand commençait sa vie militante à la MSA. D'abord en tant qu'élue cantonale, puis administratrice, jusqu'en 1993 où elle prendra la présidence du conseil d'administration. « Elle a marqué son engagement et sa volonté d'agir concrètement, au delà des promesses et des professions de foi. », a témoigné Jean-Marc Loizeau, vice-président de la MSA.

Une reconnaissance collective

Engagement, écoute, maîtrise mais aussi modestie, rigueur morale, désintéressement et volonté d'être utile, sont des mots qui sont revenus souvent dans les paroles des gens qui la connaissent et qui travaillent avec elle. Et pour cette agricultrice, qui était installée avec son mari, Gérard, en élevage laitier à Treize-Septiers, rien de plus logique que cette récompense soit « une reconnaissance collective. Lorsque je suis arrivée, j'étais plutôt réservée avec des valeurs qui étaient les miennes et puis, j'ai eu accès à des responsabilités. Ca a été une chance, car j'ai été actrice de la vie collective ; un devoir de fidélité et de volonté car comme je dis souvent, convaincre, c'est un peu répéter. Ca a aussi été une exigence, car être présidente, c'est être veilleur de l'image de la caisse. J'ai aussi rencontré des amis avec qui les mots encouragement, confiance et respect mutuel ont tout leur sens. Rien de ce qui a été fait, n'aurait pu l'être sans la participation visible ou plus discrète de mon mari, ma mère, mes enfants et petits enfants, les administrateurs et membres du conseil qui ont su me faire confiance dans le renouvellement de ces mandats, la direction qui a su excuser mes impatiences, les partenaires, amis et organisations agricoles, etc. Ensemble, nous avons tissé des liens et un partenariat actif qui resteront bien vivants. », a commenté Madeleine Durand reconnaissant avoir oeuvré pour la parité, la solidarité et la gestion de la caisse et ce, avec humilité, persévérance et conviction qui s'appuie sur les valeurs de justice et de responsabilité au service d'une agriculture économiquement viable et bien intégrée dans l'environnement. Mardi soir, sa famille, ses collègues et amis ont mis à l'honneur Madeleine Durand ou encore « l'encyclopédie vivante de la MSA », comme certains aiment l'appeler.

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