Vendée : Maïs fourrage : Les chantiers d'ensilage démarrent à petit régime

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La campagne d'ensilage démarre timidement en bocage. Avec des dates de semis de maïs qui se sont étalées dans le bocage du 7 mai jusqu'à la mi- juin, les chantiers d'ensilage vont se dérouler jusqu'à la Toussaint.

«Si les conditions de maturité sont bonnes, et si les éleveurs sont patients pour obtenir un taux de matière sèche suffisant à la récolte et qu'il n'y a pas d'incidents climatiques, on aura des ensilages jusqu'à la veille de la Toussaint dans la bocage. Pour ce qui concerne les récoltes en grains, il n'y aura pas de récolte avant la fin octobre» indique Jérôme Jacq, conseiller de la chambre d'agriculture, spécialiste du maïs fourrage. La semaine dernière une poignée d'éleveurs qui ont semé des variétés très précoces pour pouvoir implanter des prairies ont pu récolter quelques parcelles. Quelques éleveurs ont aussi choisi de récolter en vert pour faire la soudure des stocks fourragers. Les chantiers ne démarrent donc cette semaine qu'à petit régime pour des semis réalisés mi-mai avec des variétés précoces.
Mardi, à Mareuil-sur-Lay, les remorques d'ensilage font le va et vient entre l'exploitation laitière située à la Bretonnière à quelques kilomètres du bourg et des parcelles de maïs implantées à 7 km à Bellenoue sur la commune de Château-Guibert. A chaque tour, il faut traverser le bourg de Mareuil.
Le Gaec le Gazon entame sa deuxième journée d'ensilage. 55 hectares de maïs semi- précoces, avec un indice 300/330, semés le 20 mai dans des terres de bocages argilo-limoneux, vont être ensilés sur deux semaines. L'ensileuse, une automotrice équipée de becs à maïs de six rangs, de l'entreprise de travaux agricoles Chevallier de Corpe, doit avaler 150 ha d'un groupe de quatre éleveurs laitiers et producteurs de viande bovine.

Dans ce type de chantier, désormais, il n'y a pas une minute à perdre. 10 personnes sont mobilisées. Le chauffeur de l'ensileuse, deux personnes pour tasser le silo avec un tracteur et un manitou et les sept chauffeurs qui acheminent les bennes de 14 à 19 tonnes. Les associés ont décidé de récolter leur maïs avant d'atteindre le stade optimum de 32-33 % MS. «Il restait un peu de lait dans le grain. Il va nous manquer 1 à 2 points de matière sèche, on aurait pu attendre 3 à 4 jours de temps sec, mais on préfère ensiler autour du 15 septembre. Après, si la météo se dégrade, les terrains ne seront plus portants ». Oliver Forgerit, l'un des cinq associés est satisfait des premières remorques qui bennent le fourrage dans deux silos. «C'est un maïs qui se conservera bien. Sur les premiers ensilages et les 130 remorques, on estime un rendement autour de 18 tonnes de matière sèche. »
Petite inquiétude en campagne : les températures de début de matinée sont fraîches (5°-6°) et on pourrait craindre des gelées blanches, ce qui est de mauvaise augure pour les maïs qui n'ont pas atteint leur maturité.

Source vendée agricole

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