Vendée: manifestation d'éleveurs du Marais poitevin pour le versement d'aides

Vendée: manifestation d'éleveurs du Marais poitevin pour le versement d'aides
Image d'archive de la manifestation du 2 septembre à Paris

Une centaine d'éleveurs du Marais poitevin et d'élus vendéens bloquaient samedi le pont du Brault qui relie la Vendée à la Charente-Maritime pour réclamer le versement d'aides agricoles de l'Europe en faveur des zones défavorisées, dont certaines attendues pour l'exercice 2015.

Ces éleveurs bovins, ovins et équins du Marais poitevin demandent le versement des aides de la PAC (politique agricole commune) destinées entre autres aux exploitations de zones défavorisées et à celles qui se sont engagées dans une démarche de protection de l'environnement (Pilier 2), ce qui est le cas des éleveurs du Marais poitevin, 2è zone humide de France après la Camargue. "Ces aides vont de 150 à 300 euros par hectare et peuvent représenter 30% du chiffre d'affaires", a déclaré à l'AFP Blandine Thubin, membre du collectif des éleveurs en détresse, qui dénonce une "gestion inadmissible du dossier par les services techniques". "Depuis la réforme de la PAC en 2015, les éleveurs (environ 800 dossiers) et 9 communes vendéens gérant des marais communaux en pâturage collectif n'ont perçu qu'une petite partie des aides liées aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) alors que l'argent est provisionné depuis 2 ans", soulignent les éleveurs et les élus dans un communiqué.   

Plafonnement

Ils critiquent aussi un "deux poids deux mesures" en faveur d'autres aides (Pilier 1), qui profitent massivement aux céréaliers, et sont versées selon eux "en temps et en heure". Or les aides compensatoires du pilier 2, qui permettent le maintien d'un pâturage extensif soucieux de la préservation de la biodiversité sont, selon eux, "le principal outil identifié pour la bonne gestion écologique des 30.000 hectares de prairies du Marais poitevin". Faute de mobilisation des pouvoirs publics, les éleveurs estiment que les prairies du Marais poitevin risquent "l'abandon ou l'exploitation intensive, synonyme de pollution et destruction de leur flore et leur faune". Ils pointent également des "risques avérés de détresse humaine extrême" et des "cessations d'activité". Les éleveurs vendéens s'inquiètent également d'un projet de plafonnement des aides à partir de 150 ha alors que "la faible productivité des prairies impose une taille d'exploitation autour de 200 ha, pour ceux qui n'ont pas ou peu de cultures associées".

 

Source Avec AFP

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Commentaires 1

bazille

comment se fait il que la fdsea se plaint des retards de paiement,alors que ceux ci sont dus à la mise en place des s n e,elles mèmes voulues par la fédé ?
encore une logique de notre grand syndicat,on fout la mer** et on couine après.

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