Vendée : Maternité : Les perles rares du remplacement

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Laurence a bien été remplacée le temps de son congé maternité mais la recherche d'un remplaçant n'est pas un long fleuve tranquille.

Elouanne, c'est son prénom. Il est né le 8 août dernier et ses parents pourraient bien ne jamais oublier son année de naissance et plus précisément l'été 2008. Parce que si Laurence et Christophe Bonnamy avaient pris leur disposition pour préparer sa venue au monde en faisant appel à un remplaçant au moyen du groupement d'employeurs cantonal, tout n'est pas pour autant allé comme sur des roulettes. La main-d'oeuvre disponible est rare sur le marché de l'emploi agricole mais, paradoxe, les époux associés de l'EARL Bonnamy ont dû avoir recours à quatre remplaçants successifs pour remplacer Laurence, le temps de son congé. « Non parce qu'ils ne faisaient pas l'affaire – surtout en fin de mission – mais parce qu'ils n'étaient plus disponibles (le salarié attitré du GEC, puis des étudiants en emploi d'été ou des jeunes en MFR).
Christophe et Laurence sont installés à Sallertaine dans une exploitation laitière et avicole. Ils sont déjà parents d'un premier enfant mais ce premier congé de Laurence qui, à l'époque ne travaillait pas encore sur l'exploitation, n'avait pas eu autant d'incidences sur la marche de l'exploitation. Il faut dire que depuis, la maman de Christophe a pris sa retraite, le quota a grossi et le nombre de vaches aussi. Et surtout, un robot de traite a fait son entrée dans la ferme. « Le robot a apporté de la souplesse, apprécient-t-ils. « Par exemple, quant on est parti à la maternité le matin de l'accouchement, la traite s'est faite en notre absence ». Mais il a aussi compliqué les possibilités de remplacement. Et pour l'instant, les salariés de GEC formés à l'usage des robots ne courent pas les rues.

Qu'à cela ne tienne. Joël Chevrier, président du GEC de Challans et Lucette Menuet-Joubert, responsables calendrier, y songent sérieusement dorénavant.
En attendant cette perle rare, il fallait bien cependant compenser l'absence. Ce qui a été fait en réorganisant les tâches de chacun. Celles de Laurence n'ont bien évidemment pas été confiées tout de go au salarié (la gestion administrative et du robot de traite, le nettoyage des logettes, le paillage et la distribution du concentré aux génisses). Du coup c'est Christophe qui a pris le relais et les remplaçants ont pris plutôt tout ce qui supposait la conduite du tracteur avec les manipulations, le raclage, les logettes, les distributions, le nourrissage des veaux et la préparation des poulaillers. « C'est là qu'on se rend compte qu'on est pas aux 35 heures quand on confie une partie de notre travail à quelqu'un d'autre et qu'il faut cependant passer partout », fait remarquer Christophe. « Le plus difficile a été de former quelqu'un à quatre reprises et finalement ça s'est bien passé mais quand il faut tout réexpliquer qu'est-ce qu'on y passe comme temps ! ».

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