Vendée : Saison 2009/2010 : un beau tableau de chasse

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La politique de replantation de haies, la mise en place de couverts végétaux et la diminution e l'emploi de pesticides sont autant de pratiques qui favorise le développement des populations de gibiers » explique Gilles Douillard, président de la Fédération des chasseurs de Vendée (1).

Vendée agricole : Quel bilan tirez-vous de la saison de chasse qui vient de se terminer ?

Gilles Douillard : Cette saison de chasse s'avère globalement satisfaisante, notamment le petit gibier. Nous constatons une réapparition du lapin de garenne sur certains secteurs notamment où des couverts végétaux sont implantés. Les campagnes de plantations de haies, la diminution de certains pesticides commence à produire ses effets. Plusieurs associations font état de tableaux record comparé à ceux des quinze à vingt dernières années. Cette embellie est également le résultat d'une bonne année de reproduction, d'une diminution des maladies. Le lièvre reste à un bon niveau de population. Hormis quelques secteurs où la pression de la chasse est forte, où les prélèvements ont, de toute évidence, été trop importants ces dernières années, la saison a été bonne. Il a été observé, toutefois, ici où là, en début de saison, des tassements ou des trous de population qui ne peuvent s'expliquer que par une mortalité passée inaperçue.
Pour ce qui concerne le grand gibier, nous enregistrons une stagnation des populations de chevreuil. Pour le sanglier, nous avons demandé aux chasseurs d'augmenter leurs prélèvements. Les résultats sont satisfaisants. 880 sangliers ont été ainsi prélevés cette année ce qui devrait contribuer à diminuer les dégâts aux cultures.
Pour les migrateurs, notamment les oiseaux d'eau, canards et bécasses, la saison est considérée comme satisfaisante.

La tempête risque-t-elle de compromettre la future saison de chasse ?

Sur le sud Vendée, des installations pour la chasse aux gibiers d'eau ont été détruites. Mais l'inondation de milliers d'hectares pendant plusieurs jours dans le marais poitevin et breton risque de compromettre la nidification du petit gibier et son développement et pourrait ternir la prochaine campagne de chasse si ces terrains ne sont pas cultivés. Nous verrons avec les détenteurs de droit de chasse du secteur, si nous devons envisager une opération de repeuplement si le biotope le permet. Concernant les réserves naturelles notamment celles de la pointe d'Arcay, la baie de l'Aiguillon-sur-Mer et de la Belle-Henriette, nous avons proposé notre soutien humain pour réhabiliter les sites.

Quelles sont les opérations qui ont mobilisé la Fédération des chasseurs en 2009 ?

Quatre ans après le lancement des fermes agri-faune, nous disposons aujourd'hui d'un réseau de 21 fermes suivies par les ingénieurs de la chambre d'agriculture et les techniciens cynégétiques. Nous avons réalisé un suivi spécifique sur les choix de variétés végétales pour les couverts végétaux. Notre objectif est de trouver le meilleur compromis entre l'intérêt agronomie et cynégétique. Aujourd'hui, dans ces exploitations, même en plaine, il n'est pas rare de voir de voir un couple de perdrix, des lièvres, et des vanneaux.
Cette année, nous avons organisé en partenariat avec la chambre d'agriculture, des journées d'informations réservées aux agriculteurs du réseau agri-faune, l'une concernait les couverts végétaux en interculture et les techniques de cultures simplifiées (TCS). La seconde concernait le fonctionnement biologique des sols et la contribution des vers de terre.


(1) La Fédération des chasseurs de Vendée tient son assemblée générale ce samedi 10 avril à partir de 9 heures, au parc des expositions à La Roche-sur-Yon. Elle compte 17600 chasseurs.

Source vendee agricole

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