Vendée : Vendanges : 2010 devrait être un « joli millésime »

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Les premières récoltes ont commencé, lundi, en Vendée pour les cépages chardonnay, pinot noir, gamay, gros lot gris, merlot et sauvignon blanc. Reportage au Domaine Saint-Nicolas où Thierry Michon évolue en culture bio-dynamie.

Ca y est le ban de vendange pour les cépages chardonnay, pinot noir, gamay, gros lot gris, merlot et sauvignon blanc a été publié lundi dernier. L'occasion pour les viticulteurs des Fiefs vendéens – entre autres - de s'adonner aux vendanges. « C'est l'aboutissement d'une année de travail. Nous appréhendons toujours le climat car en trois semaines il a le temps de changer et de dégrader des mois de travail. », explique Thierry Michon du Domaine Saint-Nicolas à Brem-sur-Mer qui a débuté lundi ses vendanges sur du Chardonnay. « On profite du beau temps et on commence tout doucement car tout n'est pas encore arrivé à maturité notamment au niveau des rouges. » Blanc, rosé et rouge, au Domaine Saint-Nicolas, ce vigneron fait des vins d'assemblage, la spécificité des Fiefs vendéen. Plusieurs cépages seront alors récoltés dans les 40 ha du Domaine dont 95% des vignes se trouvent sur l'Île d'Olonne et le reste à Vairé. Un secteur « privilégié et protégé » selon Thierry qui assure bénéficier de la protection d'un micro-climat local dû à la mer, la forêt et au marais de l'Île d'Olonne. chenin, chardonnay, gros lot gris, pinot noir, gamay, cabernet et négrette évoluent donc dans ses vignobles implantés sur des légers coteaux exposés sud-ouest pour les pinots noirs, gamay et cabernet et sud-est pour les chardonnay et chenin sur des sols argileux sur schistes.

La bio-dynamie

L'autre particularité de ce vignoble est qu'il évolue en culture bio-dynamique. « Au delà de la bio, nous travaillons à renforcer le processus de la plante sans désherbant, ni engrais et produit chimique de synthèse. Cette méthode s'appuie sur la valorisation du sol et de la plante dans son environnement naturel grâce à des préparations issues de matières végétales, animales et minérales ; sur l'application de ces préparations à des moments précis dans le cycle de l'année (c'est la partie dynamique) et sur le travail du sol par des labours et des griffages. En choisissant de travailler de cette façon, nous avons certes diminué nos rendements mais nous créons un vin de terroir unique », poursuit le viticulteur. Après avoir été coupées à la main, les grappes sont déposées dans des cagettes avant d'être emmenées à la cave dans une salle de tri où la vendange va être retriée. Elle est ensuite placée dans un pressoir pneumatique afin de travailler avec un minimum de pression sur les grappes. Le jus est dirigé par gravité dans une cuve afin d'y être débourbé légèrement afin de retirer toute impureté. Le lendemain seulement, le jus sera emmené dans une cuve de vinification. Une vinification naturelle bien sûr. De ses vendanges 2010 découleront des vins qui se boiront soit dans l'année – même si le viticulteur recommande de les laisser vieillir une année : « la bio-dynamie fait qu'on a des vins vivants qui sont meilleurs au bout d'un an » - soit des vins grandes cuvées qui doivent rester en élevage jusqu'à cinq ans. Quant à la question de savoir comment sera ce millésime ? « Je suis toujours réticent à l'idée de me prononcer avant la fin des vendanges.. Mais à priori 2010 devrait être un joli millésime mais pas au niveau de celui de 2009 ». Avis aux amateurs alors : plus que quelques semaines de patience et chacun se forgera son opinion à la force de son palais !

Source vendee agricole

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