vénement à Aurillac : Les gourmands se sont faits attendre aux Européennes

Patricia Olivieri

vénement à Aurillac : Les gourmands se sont faits attendre aux Européennes

En dépit d'une programmation dense et variée, le festival gastronomique et culturel a fait les frais d'un positionnement peu favorable économiquement dans le calendrier de la fin juin.

L'édition 2008 des Européennes du goût avait tout pour s'imposer comme un cru d'excellence de ce festival gastronomique et culturel : un marché gourmand mêlant saveurs locales et lointaines, une pléiade de chefs, y compris de l'Empire du Milieu, un concours des Goudots revisité, une implication croissante des cuisinistes du bassin aurillacois, une programmation musicale éclectique, des blogueurs stars du web... C'était sans compter sur un faisceau de circonstances défavorables dont la fréquentation aura fait les frais : premier week-end de soldes, autres manifestations départementales d'envergure, etc. “À cela s'ajoute aussi une manifestation en fin de mois, synonyme de budget encore plus serré des ménages”, analyse Jean-Noël Vidal, responsable de l'agence Entreprendre au pays d'Aurillac, organisatrice (pour la dernière fois) de l'événement. Selon lui, après une édition record en 2007 plébiscitée par 35 000 gourmands, 2008 revient au niveau de 2006, soit 20 000 à 25 000 visiteurs recensés. Un chiffre qui milite pour repositionner le festival le premier week-end de juillet.

Une réputation qui s'étend jusqu'aux Dom-Tom

Un constat aussi partagé sur le marché gourmand, où régnait samedi en fin de journée une ambiance des plus moroses, après un après-midi “à attendre le client”. Si certains faisaient grise mine, d'autres se félicitaient de leur première participation, à l'image de ce couple bien placé en début de marché pour présenter, promouvoir et vendre les produits de 27 artisans et producteurs d'outre-mer. “Aurillac commence à être connu dans le milieu des salons. Or nous avions fait le constat qu'on n'y proposait pas ou peu de produits exotiques, pourtant bien français, et qu'on y mettait en avant les producteurs. Pour ceux de la Réunion ou de la Martinique, c'est impossible de faire le déplacement, alors notre société leur permet de valoriser leurs produits”, explique ce jeune chef d'entreprise. Pour lui, l'accueil aux Européennes est bon, les gens “acceptant avec plaisir de goûter” des spécialités méconnues.

Pas encore un incontournable

Heureusement la journée du dimanche aura permis de rattraper en partie ces débuts poussifs côté marché. “Si la fréquentation est en baisse, la qualité de l'événement est encore montée d'un cran, se félicite J.-N. Vidal. La qualité visuelle progresse encore, le partenariat avec les cuisinistes est exemplaire, les démonstrations des chefs chinois ont fait sensation, les blogueurs européens ont intégré Aurillac comme leur lieu de rendez-vous, le pôle restauration a très bien fonctionné de même que l'espace enfants...”. Autant de motifs de satisfaction, auxquels il convient d'ajouter le volet culturel avec des concerts qui ont fait mouche, à l'image de celui de Camille Bazbaz samedi soir (1 200 personnes). Autant de points d'appui également pour les nouveaux organisateurs des Européennes en 2009 qui auront à relever le challenge d'ancrer véritablement le festival aurillacois comme un incontournable des animations départementales et des salons gastronomiques français à travers une identité qui reste encore à affirmer.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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