Vente de reproducteurs : Les canons du charolais

Rédaction Vendée agricole

Sur la bande de 35 jeunes reproducteurs de la nouvelle station de la ferme des Etablières, 20 ont trouvé preneurs, dont 14 à la vente aux enchères de vendredi dernier.

Juchés sur des bottes de paille avec vue plongeante comme dans un amphithéâtre, une centaine d’éleveurs observe en silence les jeunes reproducteurs. L’un après l’autre,  les bestiaux « déboulent » sur un petit ring confectionné avec des ganivelles. Face à ce public de connaisseurs,  Arnaud Noble, décline au micro des noms et les pedigrees des vedettes de la journée. Peu habitués à voir autant de monde, les champions du cru de l’automne 2011 se font un peu attendre. Certains refusant de regagner leur stabulation après avoir montré leurs atouts.  Caprices de jeunes stars ! Mais quand on possède de la classe, une belle gueule, un dos épais, de la viande… et que l’on est bien dans ses pattes, on peut se faire désirer et parader.
Pour cette première vente de jeunes taureaux nés en automne et évalués par la toute nouvelle station de la ferme des Etablières et Charolais diffusion, les organisateurs avaient réservé 15 des 35 veaux, à la vente aux enchères. Les sélectionneurs et les producteurs de viande juste arrivés avant la dégustation de grillade ont pu concrétiser leurs achats à l’amiable. Après s’être rassasiés, pas question pour eux de s’attarder.
Arnaud Noble, responsable de la station des Sicaudières à Bressuire et Franck Chaigneau, pilotant celle de la ferme des Etablières lancent le coup d’envoi de la vente aux enchères.
Pour démarrer la vente, c’est le meilleur de la bande qui se présente. Génie, un fils de Bourvil, se démarque avec un index général (IMOCR) de 122. Ce mâle de 636 kg né dans l’élevage de Pierre Liarest des Hautes Pyrénées, capitalise aussi de très bons indicateurs de facilité de naissance. L’enchère démarre à 2500 euros. Autour du ring, les mains se lèvent. A gauche puis à  droite. Un peu de suspens et de mise à l’épreuve pour le taureau et son propriétaire. Au final, il part à 3300 €. Avec le taureau le plus lourd de la bande (797 kg en PAT 430 jours) de l’élevage de Jacky Robin, ce sont les deux enchères les plus élevées. 

Prix moyen de la vente : 2750 €

Les 13 jeunes taureaux qui se succèdent sur le ring n’ont pas à rougir. En témoignent leur index de  potentiel de croissance, de développement musculaire et squelettique mais également leur GMQ, les plus élevés montant à plus de 1880 g/j. Belle satisfaction pour les responsables de la station des Etablières, Gènes diffusion leur a acheté deux taureaux en plus des 15.
Au final, la moyenne des ventes s’établit à 2750 €. Avec les deux achetés par Gène diffusion, la moyenne des 17 meilleurs est autour de 3000 € Un seul veau n’a pas été acheté aux enchères mais il a trouvé acquéreur de gré à gré. Si la vente aux enchères est jugée «positive » pour une première de ce type avec des veaux d’automne, les responsables de la ferme restent sur leur faim quant aux ventes amiables. «5 ventes ont été finalisées. On reste avec un nombre d’invendus important » relève Franck Chaigneau. « Certains vont pouvoir trouver acquéreurs auprès de naisseurs. Mais au final, on pourrait se retrouver avec 10 veaux qui partiront à la boucherie. »
C’est donc un bilan mitigé. « A la vente aux enchères du concours de l’Arc Atlantique, ce sont les sélectionneurs qui achètent. Pour notre vente, ce sont en majorité des producteurs qui se sont portés acquéreurs. Et de leur part, Il y a toujours un peu de prudence dans ce type de vente. »

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