Viande : La flambée des matières premières répercutée sur les prix

L'Autorité de la concurrence estime que les agriculteurs, les industriels et la grande distribution peuvent convenir de répercuter l'envolée des cours des matières premières agricoles sur les prix de la viande, de la production au prix payé par le consommateur, sans être accusés d'entente.

« L'insertion de clauses de révision des prix et de lissage de prix dans les contrats commerciaux est compatible avec le droit de la concurrence », indique l'Autorité. L'institution souligne que « ces clauses permettent aux opérateurs d'ajuster les prix lorsqu'est constatée une forte volatilité des prix des matières premières agricoles », ce qui est le cas depuis la fin 2010.

Le gouvernement avait saisi l'institution après que les filières bovine, porcine et avicole eurent trouvé, en mai dernier, un accord prévoyant la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale, notamment des céréales, dépassent une certaine cote d'alerte, à la hausse comme à la baisse.

« Au regard du droit de la concurrence, l'insertion de ces clauses de révision de prix dans les contrats est possible, et d'ailleurs fréquemment constatée dans d'autres secteurs », argue le gendarme français de la concurrence. Mais, prévient l'Autorité, la fixation des prix doit se faire de façon « autonome en fonction des coûts propres des opérateurs sans que la liberté de négociation des parties ne se trouve altérée ».

L'Autorité de la concurrence rappelle toutefois que son avis ne vaut pas jugement puisqu'elle ne peut se prononcer sur des accords généraux conclus par deux parties que s'il y a litige et qu'elle est saisie par l'un des contractants.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires