[Vidéo] 250 agriculteurs manifestent place de la Concorde pour dénoncer les "contraintes" pesant sur la profession

[Vidéo] 250 agriculteurs manifestent place de la Concorde pour dénoncer les  "contraintes" pesant sur la profession

Environ 250 agriculteurs se sont rassemblés place de la Concorde tôt mardi, pour lancer une journée de mobilisation nationale destinée à dénoncer les diverses "contraintes" dont ils sont l'objet

 

Ils ont mis le feu à un tas de palettes et de paille installé au centre de la place, rapidement éteint par les pompiers. Des CRS étaient également présents, il n'y a pas eu d'incidents. "Halte aux contraintes, la coupe est pleine", "laissez-nous travailler pour manger français demain" ou encore "agriculteurs surtaxés = chômeurs assurés", pouvait-on lire sur les banderoles déployées par les Jeunes Agriculteurs (JA). La plupart des agriculteurs présents étaient originaires d'Ile-de-France. La FNSEA a appelé à une mobilisation nationale mardi pour donner un "carton jaune" au gouvernement, accusé de multiplier les "contraintes" envers les agriculteurs, au moment où le projet de loi d'avenir sur l'agriculture commencera à être examiné en commission à l'Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l'hémicycle les 7 et 8 juillet.

Dans la ligne de mire du syndicat agricole figurent notamment le projet d'interdiction des épandages de pesticides à moins de 200 mètres des écoles, mais aussi le traité de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis au niveau européen. Environ 80 départements devraient participer à la mobilisation nationale, selon la FNSEA. Aux défilés ou opérations escargot, le syndicat a préféré des rassemblements à proximité de points stratégiques comme le marché de Rungis ou des entreprises de restauration collective.

Le Foll tente de calmer le jeu 

M. Le Foll a expliqué qu'il fallait "protéger certains lieux d'éventuels phytosanitaires portés par le vent", mais souligné qu'il n'avait jamais "dit d'en interdire l'usage 200 mètres autour de toutes les habitations". "Nous atteindrions des chiffres incompatibles avec la pratique agricole", a-t-il ajouté. Rappelant que "dans le code rural, il existe une distance de sécurité de 50 mètres", M. Le Foll a précisé attendre une expertise de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, NDLR), pour faire des propositions. "Nous allons travailler, pour la loi d'Avenir, sur une solution qui permettra d'avoir un système de protection, directement sur les épandeurs ou des protections physiques, tels que haies par exemple. Si ces protections ne sont pas mises en oeuvre, nous devrons réfléchir à la question de la distance vis-à-vis des écoles, crèches et maisons de retraite", a détaillé Stéphane Le Foll.

Pour le ministre de l'Agriculture, "il y a besoin de protéger certaines  populations, c'est on ne peut plus normal. Ca peut évoluer, ce ne sera pas forcément 200 mètres. Le code rural prévoit 50 mètres donc nous verrons", a-t-il conclu. M. Le Foll a ainsi tenté de calmer les inquiétudes des agriculteurs, alors que la FNSEA a appelé à une mobilisation nationale mardi. La fédération veut donner un "carton jaune" au gouvernement, accusé de multiplier les "contraintes" envers les agriculteurs, au moment où le projet de loi d'avenir sur l'agriculture commencera à être examiné en commission à l'Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l'hémicycle les 7 et 8 juillet.

Source Avec AFP

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Commentaires 2

narthex

ou bien normalisation rime avec subvention...

szut

peut etre que les contraintes rymes avec les primes?

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