Vin : La France engagée pour le maintien du droit de plantation

Nicolas Sarkozy a assuré jeudi devant la profession viticole que le gouvernement se battrait à Bruxelles contre la libéralisation du droit de plantation, synonyme de « mort du secteur ».

« Nous voulons une Europe régulée, comme nous voulons un monde régulé. Si on laisse planter de la vigne partout où il y a de la terre disponible, on va exploser la capacité d'offre (...) et à l'arrivée il y aura la disparition de la viticulture », a déclaré le président lors d'une table-ronde à Châteauneuf-du-Pape.

Auparavant, le chef de l'Etat avait déjà été interpellé sur le sujet par des responsables viticoles inquiets, lors de sa visite du domaine de Durban, à Beaumes-de-Venise, où il avait dégusté melon et jus de cerise.

Si Bruxelles « ne revient pas là-dessus, ça va mettre par terre tous les efforts de restructuration. C'est la mort du secteur. Quand on aura la majorité qualifiée, on rouvrira le dossier », a-t-il indiqué.



« Les deux pieds dans la construction européenne »

La suppression des droits de plantation de vigne est une mesure prônée par Bruxelles et qui doit entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2016. Dès avril, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, présent jeudi au côté de Nicolas Sarkozy, avait indiqué que la France s'opposait à cette libéralisation et que Paris ferait le tour des pays membres en vue d'une position commune pour une régulation des marchés viticoles.

« Pour avoir le droit de demander à la Commission de revenir sur la décision qui a été prise (...) il faut que nous obtenions une majorité qualifiée », a expliqué jeudi le chef de l'Etat. A ce jour, « nous avons 13 pays (sur 27) qui partagent notre point de vue, il nous en manque un, il manque 50 voix », a-t-il poursuivi.

Face à un auditoire critique vis-à-vis de l'Europe, Nicolas Sarkozy a toutefois tenu un discours résolument pro-européen. « Pour que nous soyons entendus il faut que nous ayons les deux pieds dans la construction européenne », a-t-il fait valoir, tout en se disant conscient de « l'agacement que, les uns et les autres, vous avez pu ressentir par rapport à l'Europe ».

Source d'après AFP

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