Viticulture : L'année de l'équilibre pour la Cave du Haut-Poitou?

lisabeth Hersand

Si les difficultés de la Cave du Haut-Poitou ne sont pas nouvelles, plusieurs événements de la fin 2010 laissent espérer un retour à l'équilibre pour 2011.Le point avec le président et le directeur.

En ce début d'année, c'est plein d'optimisme que Jean-Dominique Surault évoque la Cave du Haut-Poitou.Pour le président de la structure, la situation s'améliore doucement. « Cela fait des années que la Cave accumule des déficits. » Tout cumulé, le trou atteint la somme de 1,5 million d'euros. « Nous avons mis en place un plan de restructuration qui devrait nous permettre de revenir à l'équilibre en 2011 » assure Jean-Dominique Surault.
Un plan qui concerne tous les acteurs et partenaires : des prêts bancaires échelonnés, un accord et une dette avec Alliance Loire (structure commerciale) renégociés, une restructuration en interne (19 salariés aujourd'hui contre 27 il y a trois ans).
Pour les agriculteurs apporteurs, un effort a également été décidé. « La décision a été prise en septembre dernier de ne pas payer l'acompte du 4e trimestre 2008 ».
Une perte financière qui n'a pas été sans conséquence pour les premiers concernés : les agriculteurs. « Nous avons perdu 5 apporteurs » lance Jean-Luc Cauquil.Pour le directeur de la Cave, la confiance est pourtant loin d'être brisée. « En décembre 2010, le 1er acompte 2009 a été payé (N.D.L.R. : il y a toujours un décalage d'un an entre la récolte et le 1er acompte).Et malgré ce retard de plusieurs mois, les agriculteurs sont venus nous livrer des raisins de grande qualité.Les gens ne sont pas encore sécurisés à 100 %, mais ça va mieux… » Aujourd'hui, la Cave compte 114 apporteurs, sur 300 hectares. Outre ces échelonnements et aménagements, la Cave du Haut-Poitou mise aussi sur une augmentation de ses ventes pour redresser la barre.L'obtention de l'AOC il y a quelques semaines ne pouvait pas mieux tomber.

AOC : un «plus»

Si la Cave du Haut Poitou garde son accord avec la structure commerciale Alliance Loire, elle conserve aussi le droit de commercialiser elle-même sur le marché régional. « Entre 2008 et 2010, notre chiffre d'affaire local a progressé de 50 % » lance Jean-Luc Cauquil, qui assure qu'une marge de progression importante existe encore. « L'AOC devrait nous apporter beaucoup dans ce domaine, car c'est surtout localement que notre image doit être améliorée ».Pour la commercialisation en dehors de la région, c'est Alliance Loire qui prend le relais.Une structure qui compte dans son éventail de nombreux vins en AOC. « Le fait de nous retrouver dans la cour des grands, aux côtés de ces autres vins, devrait également nous aider.Nous allons désormais consacrer notre énergie à augmenter encore la qualité de nos produits et à communiquer. » conclue Jean-Dominique Surault.

Source La Vienne Rurale

Publié par lisabeth Hersand

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