Volaille : Non à la baisse des contrats

Rédaction Vendée agricole

Le groupe Doux annonce une baisse des contrats suite à la décision de l’UE de diminuer les restitutions à l’exportation. Les adhérents de l’association des producteurs Doux de Chantonnay comptent manifester leur mécontentement.

Le comité de gestion européen a décidé, le 17 janvier dernier, de réduire de moitié les subventions au poulet export. Ces restitutions doivent passer de 217 euros la tonne de poulet, à 108,50 euros. Une décision « irrévocable », explique-t-on à Bruxelles, d’ailleurs publiée au Journal officiel dès le 18 janvier.

Les restitutions à l’exportation en Europe permettent à des opérateurs européens de vendre leurs biens sur le marché mondial, la différence entre les prix communautaires et les prix mondiaux étant compensée par ces restitutions. Leur montant est ajusté tous les trimestres selon la parité euro-dollar, le prix des intrants nécessaires à leur fabrication (ici le prix des céréales) et la valeur du bien sur le marché à l’instant T. En 2012, leur montant a été abaissé au dernier trimestre d’un tiers à 217 €, sans susciter de réactions.

Encore un coup dur

La CFA a dénoncé avec force la décision européenne de baisser les restitutions sur la volaille : « Encore un coup dur pour les éleveurs qui attendent toujours de recevoir le paiement de leurs créances ». La CFA a également appelé le Gouvernement français à se mobiliser avec détermination pour convaincre la Commission de la nécessité de maintenir des restitutions à un niveau économiquement durable, socialement juste.

Baisse des contrats

Suite à cette annonce de l’UE, le Groupe Doux a adressé à ses éleveurs une proposition d’avenant à leurs contrats pour baisser de 40€/tonne le prix de reprise des poulets : « Cette proposition est inadmissible et inacceptable pour les éleveurs ! 40€/tonne, c’est l’intégralité du revenu de l’éleveur qui disparaît ! » S’exclame André Lorieu, vice-président de l’association. « Nous appelons les éleveurs à refuser de signer un tel avenant : ils ne peuvent être la variable d’ajustement pour les industriels. Les restitutions ont été créées pour palier à une distorsion de concurrence entre les prix des céréales européennes et les prix des céréales payées par nos concurrents et aussi pour contrecarrer les effets de taux de change du dollar. Maintenant que les cours des céréales sont mondiaux, l’Europe tend à supprimer ces fameuses restitutions, bon nombre de questions se posent pour nous. Est-ce à nous éleveurs de supporter cette baisse des restitutions ? Non ! Les effets de la fluctuation du dollar non plus. Le manque de compétitivité dans les abattoirs est dû à la main d’œuvre trop chère, c’est à l’Etat de faire quelque chose et non aux éleveurs. En tout état de cause, aucun de ces effets ne doivent interférer aux contrats des éleveurs ».

Les éleveurs seront régulièrement informés des suites à donner par l’association qui compte bien ne pas se laisser faire.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier