Volcalis/Centraliment : plus que jamais croire en l'avenir

C. F.

Volcalis et Centraliment (groupe Altitude) ont tenu à Saint-Flour leur assemblée générale de section. Après le cycle difficile 2009-2010, l'heure est à la poursuite de l'engagement.

La collecte globale de l'exercice 2009-1010 de Volcalis s'est élevée à 116,4 millions de litres (bassins d'Aurillac, Saint-Flour et Mauriac confondus) soit une hausse de 4,04 % par rapport à l'exercice précédent. Quatre-vingt-neuf millions de litres de lait ont été produits par 506 exploitations du Cantal, soit une hausse moyenne de la production de 3,64 %. Le bassin de Saint-Flour, avec plus de 36 millions de litres, affiche la plus forte augmentation de production : 8,55 %. Un lait transformé sur le site de LFO en fourme d'Ambert et bleu d'Auvergne. “Il y a lieu de poursuivre sur cette lancée, compte-tenu des possibilités de production au titre de la campagne 2010-2011 et de l'objectif de sortir d'une situation où notre sous -réalisation est encore trop forte”, conseillait le président Didier Boussaroque, satisfait de la “hausse du prix du lait qui se poursuivra début 2011, du versement de nouvelles aides Pac, du retour des 2 % CEE. Comme en 2008, ceux qui sauront produire plus seront ceux qui tireront le mieux leur épingle du jeu”, estimait-il.

Des rendez-vous capitaux

Pour autant, rappelait-il, “le poids des charges reste important. La Pac 2013 et sa sortie en 2015, ainsi que la contractualisation, sont autant d'échéances à préparer”. Enfin, l'AOP demande “un important travail d'accompagnement technique des producteurs qui sera poursuivi en 2011”. Une perspective dans laquelle s'inscrit Centraliment pour qui “un nouvel exercice difficile se termine mais, aujourd'hui, nos équipes sont redéployées pour accompagner le retour d'une certaine dynamique de production qui se confirme dans le domaine laitier”, indiquait Jean-Luc Doneys, directeur, pour qui la priorité de la région sanfloraine reste “d'améliorer la ressource fourragère dans les exploitations du bassin en vue de répondre au cahier des charges AOP”. De par un climat sec en été, il n'est en effet pas simple de disposer sur ce secteur de foin et d'herbe pâturée en quantité nécessaire, d'où “l'organisation d'une journée sur la culture herbe prévue en septembre”. De semblables journées d'information-formation ont été menées par Centraliment, l'an passé. Elles portaient sur les choix de variétés, la conservation du fourrage, le pâturage. Une réunion d'information en juin dernier à Alleuze était consacrée au développement de la culture de la luzerne.

“Ce que l'on produit chez soi n'est plus à acheter…”

“Quand le prix des matières premières végétales augmente, le meilleur travail que l'on puisse faire est d'aider les producteurs à produire le maximum sur leur exploitation : fourrages, mais aussi céréales en les aidant à mieux les cultiver, et donc augmenter l'autonomie des exploitations en fourrage et en céréales car, ce que l'on produit chez soi, on n'a pas à l'acheter…”, concluait le directeur de la coopérative. Laquelle pour l'aliment du bétail, “s'est particulièrement impliquée dans le développement de mélanges particuliers de produits cellulosiques et de foin luzerne, fabriqués sur son site d'Ussel”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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