Xavier Beulin souhaite des États généraux de l'agriculture début 2014

Xavier Beulin souhaite des États généraux de l'agriculture début 2014

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, réclame la tenue d’États généraux de l'agriculture au début de l'année prochaine, pour "redonner confiance aux paysans".

Manifestations : la FNSEA appelle à "cibler" les revendications

Suite aux manifestations de jeudi dernier et pour clarifier le mesage,  la FNSEA a demandé à son réseau de bien "cibler" l'excès de taxes et de réglementations lors des manifestations sans toucher à la politique européenne.  "Cinq à six actions départementales ou régionales sont prévues" dans les deux prochaines semaines et "nous ne tenons pas à renouveler le genre d'opérations" comme celle conduite jeudi, a indiqué Dominique Barrau, secrétaire général de la Fédération.

Le syndicat national considère que "ce n'était pas le moment de gêner la population" et demande aux fédérations locales de "bien rester sur les problématiques qui entravent l'économie agricole, dont les taxes et les mesures réglementaires". "La PAC a fait l'objet de 30 mois de discussions au sein de la FNSEA et avec les pouvoirs publics, les décisions qui ont été prises sont prises", précise-t-il.

Xavier Beulin a expliqué sur RMC avoir une "demande précise": "Je vais proposer au Premier ministre que nous tenions des États généraux de l'agriculture et de la filière agricole en début d'année 2014 parce que je pense que la situation l'impose". "On peut gérer l'agriculture avec quelques rustines ici ou là (...), mais je crois aujourd'hui qu'on a besoin de redonner des perspectives", a-t-il poursuivi, estimant que les agriculteurs n'obtiennent que des "réponses partielles" à leurs demandes. 

Redonner la confiance

 "Le but (des Etats généraux) est de redonner d'abord de la confiance aux paysans, à la filière agricole. On a besoin de restructurer un certain nombre de filières", a relevé M. Beulin. Il souhaite que ces États généraux réunissent l'ensemble des parties concernées à commencer par les syndicats, mais également les ministres de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire, de l'Ecologie, du Budget et de la Consommation. 

Concernant la grogne et le blocage de Paris jeudi, Xavier Beulin a expliqué que ce n'était pas la PAC qui cristallisait le mécontentement. « Le fonds du rassemblement en ce moment ce n’est pas la PAC. Je ne demande pas la démission de S. Le Foll. On a besoin d’une lecture nationale et européenne de la PAC. On ne peut pas être sur un marché unique et avoir des règles nationales Ce qu’on conteste c’est l’excès de règlementation franco-français ou des relations difficile avec la grande distribution".

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Commentaires 1

BEAUDITLANIQUE

le mot paysans dans sa bouche c'est tout bidon surtout quand suivant il invoque le "marché unique" et la sacro sainte loi européenne c'est le type même de l'usurpateur de haut vol

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