Zones défavorisées: "frustration" dans les Deux-Sèvres après une rencontre au ministère de l'Agriculture

Zones défavorisées: "frustration" dans les Deux-Sèvres après une rencontre au ministère de l'Agriculture

Les agriculteurs des Deux-Sèvres ont fait part vendredi de leur "grande frustration" après une rencontre la veille avec des responsables du ministère de l'Agriculture sur la réforme de la carte des zones défavorisées, dont le département sera quasi-exclu.

"Nous n'avons eu qu'une confirmation: la quasi-sortie des Deux-Sèvres des zones défavorisées", qui donnent accès à d'importantes aides européennes, a dit à l'AFP Alain Chabauty, président de la FDSEA pour ce département, qui participait à la réunion. "C'est une grosse déception, une grosse frustration car l'Etat n'a pas réfléchi à une sortie financière pour les agriculteurs. Ils ne sont pas du tout conscients des impacts sur un département comme le nôtre", a-t-il ajouté, dénonçant "l'amateurisme" du gouvernement.

A l'annonce de l'issue de cette réunion, des éleveurs en colère, dont l'aide représente pour certains la moitié des revenus, ont déversé jeudi soir du lisier sur la façade et dans la cour de la préfecture à Niort, ou devant le centre des impôts à Parthenay et Bressuire. Après avoir bloqué des tronçons d'autoroute pendant trois jours, ils maintenaient vendredi des barrages sur des routes secondaires. "Sur 1.137 exploitations qui bénéficiaient de ces aides dans le département, on va perdre environ 1.000 exploitants", a souligné le responsable syndical.

L'UE a demandé à ses membres d'actualiser cette carte des zones défavorisées (en raison du sol, du climat, de la mauvaise productivité, etc.) établie dans les années 70 pour distribuer des aides, qui bénéficient quasi-exclusivement aux éleveurs, comme dans les Deux-Sèvres, zone d'élevage bovin. Pour accompagner cette sortie, l'Etat prévoit le versement de 80% de l'aide la première année, puis 20% la suivante. "C'est trop brutal, dit Alain Chabauty, nous demandons une sortie sur au moins quatre ou cinq ans. On va faire en sorte que la France se batte à Bruxelles" pour obtenir de meilleures compensations.

Source AFP

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Commentaires 1

Panurge79

Un malheur n'arrive jamais seul, avec l'arrêt des aides zones défavorisées, la suppression de l'aides aux mélanges légumineuses - graminées dans les prairies.
Ne parlez plus de soutien à l'élevage, merci !

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