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Vincent Polvèche, directeur du Gip Pulvés : « Le contrôle des pulvérisateur a été pensé pour les agriculteurs, pas contre les agriculteurs »

« Beaucoup d'agriculteurs, qui avaient l'obligation de se présenter en 2009 et 2010, ne l'ont pas fait »

04/04/11
Actualités générales

Vincent Polvèche, directeur du Gip Pulvés : « Le contrôle des pulvérisateur a été pensé pour les agriculteurs, pas contre les agriculteurs »

Un peu plus de deux ans après son instauration, le contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs est complètement opérationnel sur l'ensemble du territoire national, Dom-Tom compris. Cependant, les agriculteurs ne se pressent pas dans les centres d'inspection. Un changement s'impose dès cette année

Quel est le bilan du contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs, deux ans après son instauration ?

Vincent Polvèche : 36.388 pulvérisateurs ont été inspectés au cours des deux premières années. 87 % des pulvérisateurs se sont révélés conformes au protocole de contrôle mise en place, moyennant, pour certains, quelques menus ajustements réalisés au cours de l'inspection. 12 % des appareils ont nécessité une contre-visite.

J'en tire deux conclusions. La première, c'est que le protocole de contrôle, inspiré des contrôles volontaires qui avaient précédé la mesure obligatoire, est pertinent. La seconde, c'est que le parc de pulvérisateurs, en dépit d'un âge moyen de 13 ans, est en relatif bon état.

A une réserve près : les agriculteurs qui se sont présentés à l'inspection avaient peut-être l'assurance de passer le contrôle sans encombre. Or beaucoup d'agriculteurs, qui avaient l'obligation de se présenter en 2009 ou en 2010, ne l'ont pas fait.

Comment expliquez-vous le peu d'empressement des agriculteurs à se mettre en conformité avec la loi ?

V.P : Il ne s'agit ni d'un problème d'information, ni d'un problème d'accès aux centres d'inspection. Dans certains secteurs comme l'élevage, la viticulture ou l'arboriculture, les difficultés économiques rencontrées par les agriculteurs sont un élément d'explication. Les seuls éleveurs constituent une population très importante.

Qui plus est, le pulvérisateur n'est pas un matériel jugé comme fondamental par la plupart d'entre eux. La première réaction d'un agriculteur se présentant dans un centre d'inspection, c'est de pester contre cette nouvelle procédure. A l'issue du contrôle, quand il acquitte sa facture, il n'y a plus aucune récrimination. C'est bien la preuve que le contrôle est une mesure bénéfique. Il n'y a aucune raison de redouter le contrôle, qui n'a pas été pensé contre les agriculteurs, mais pour les agriculteurs .


L'année en cours va-t-elle véritablement lancer le contrôle obligatoire ?

V.P. : Notre objectif est de rattraper dès cette année le retard accumulé. L'idéal serait que les agriculteurs prennent leurs responsabilités et se présentent dans les centres d'inspection à leur disposition.

Jusqu'au 31 décembre 2010, la proportion d'agriculteurs sujets à un contrôle par les agents du Service régional de l'alimentation était relativement limitée, puisque seuls ceux concernés par la première échéance, arrêtée au 31 mars 2010, pouvaient potentiellement s'exposer à un contrôle. Autrement dit, « les contrôles de contrôles » ont pu passer inaperçus.

Mais depuis le 1er janvier 2011, 4 pulvérisateurs sur 10 doivent théoriquement arborer la vignette attestant l'inspection. Même si l'incitation primera toujours sur la répression, les contrôles et rappels à la loi vont nécessairement s'accentuer.

Propos recueillis par Raphaël Lecocq

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