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  • Future PAC : "près d'un milliard d'euros" réorientés vers l'élevage

03/10/13
Agriculture biologique

Future PAC : "près d'un milliard d'euros" réorientés vers l'élevage

Dans le cadre de la répartition nationale des aides de la PAC, "près d'un milliard d'euros" seront réorientés vers l'élevage, a annoncé le président de la République au Sommet de l’Elevage. Pour un éleveur du Massif Central, cela représentera une augmentation de +30 % en 2019 de son revenu.

Le  président de la République a clairement  annoncé la couleur à l’occasion du Sommet de l’élevage : la répartition nationale des aides de la PAC sera réalisée de façon à rééquilibrer les aides en faveur des éleveurs français.  Il estime en effet que l’élevage est « l’activité qui rencontre le plus de difficultés structurelles, qui a les coûts de production les plus élevés, les contraintes les plus fortes, les revenus les plus faibles... »

Utilisation maximale du couplage en faveur de l'élevage

Concrètement, « la possibilité donnée par l’Union européenne d’augmenter la part des aides couplées à la production (de 10 à 13%. Ndl) sera entièrement consacrée à l’élevage », explique le Président. Le budget des aides animales actuellement couplées sera donc non seulement maintenu mais augmenté qu’il s’agisse de la prime à la vache allaitante, de la prime ovine, de la prime caprine, de l’aide au lait de montagne ou de celle au veau sous la mère. « Mais les modalités de répartition seront modifiées afin de sortir de la logique des droits historiques au profit des volumes effectivement produits ».

Deux autres aides couplées seront créées : une prime à la  production laitière et une aide à l'engraissement.  De plus, 2% du budget des aides directes iront à la production de protéines, pour améliorer l’autonomie fourragère de la France.

Les aides aux éleveurs des territoires fragiles

Les indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN) seront revalorisées une première fois  en 2014 de +15% sur toutes les zones fragiles (montagne, piémont, zones défavorisées), soit 300 millions par an pour atteindre un budget supérieur à 1,1 milliard en 2020. La Prime Herbagère  Agroenvironnementale (PHAE) sera fusionnée avec l'ICHN en 2015. Le plafond de cette dernière sera  par ailleurs relevé à 75 ha et le bénéfice de l’aide sera étendu aux éleveurs laitiers en zones défavorisées ou de piémont. Les éleveurs à l’herbe qui ne se situent pas sur ces territoires bénéficieront d’une mesure agroenvironnementale « adaptée à leur système de production ».

Mieux répartir les aides : une convergence à 70%

 Les aides devront converger progressivement  dès 2015 pour atteindre  70% fin 2019, c'est-à-dire que chaque agriculteur devra toucher au moins 70% de la moyenne nationale par hectare (268 euros).  Les pertes liées à la convergence seront plafonnées à 30% du montant des aides. Dans le même esprit « d’équité », le verdissement sera appliqué de manière individuelle et proportionnelle à l’aide de base (et non plus forfaitaire).

Surdoter les 52 premiers hectares

François Hollande  confirme la mise en place de la surdotation aux 52 premiers hectares, qui doit représenter progressivement 20% des aides du premier pilier d'ici 2018, avec une évaluation à mi-parcours. Cette surdotation, ou "redistribution" de primes majorées aux premiers hectares, est destinée à soutenir les petites et moyennes exploitations, souvent riches en emploi. La transparence Gaec sera appliquée à ce paiement redistributif mais, « à tout moment, les chefs d'exploitation des autres formes sociétaires auront la possibilité d'opter pour le Gaec et obtenir ce même avantage ».

1% des aides directes allouée aux jeunes

L'enveloppe consacrée à l'installation des jeunes sera rallongée de 100 millions par an au travers du premier et du second pilier.  

Les instruments de prévention et de gestion des risques seront également améliorés grâce à des crédits du premier pilier. Plus globalement, pour faire progresser la compétitivité des exploitations, un nouveau plan de modernisation des bâtiments  d'élevage sera mis en place,  grâce à un fonds de modernisation alimenté par l’état, l’Europe, les Régions et les collectivités locales. Objectif : mobiliser  200 millions par an, soit le double de l’enveloppe actuelle.  

 

Favoriser la transition écologique

Le budget consacré aux mesures agro-environnementales (MAE) sera multiplié par deux, ainsi que celui consacré au développement de l'agriculture biologique pour « doubler » les surfaces. Les MAE sont des aides destinées à compenser les surcoûts liés à l'introduction de pratiques environnementales.

"C'est à la fois des mesures plus justes" qui répondent "à l'objectif qu'on s'était fixé -rééquilibrer vers l'élevage - sans déséquilibrer l'ensemble de l'agriculture", a complété Stéphane Le Foll à l'issue du discours.

 
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Commentaires19

  • Posté le samedi 05 octobre 2013

    lactalys
    pourquoi lactalys a une epoque payait le lait italien 410 et le francais 307?????? pourquoi senoble fait venir du lait d'allemagne?
  • Posté le samedi 05 octobre 2013

    ouioui
    malgré les prix tres bas , pourquoi autant de gens font encore du lait , je ne comprends pas ....
    pourquoi la filiere s'orgaise pour moins produire et pas le lait????
    pourquoi les producteurs europeens ne se reunissent pas pour bloquer???? ( les autres sont payés plus cher??? les francais sont moins bons?)
  • Posté le samedi 05 octobre 2013

    fairytales
    je reconnais la l'excellente manoeuvre du gouvernement socialiste felon ...continuons le diviser pour mieux regner, opposons eleveurs et cerealiers
    une vraie reforme aurait été de reprendre des marges au GMS ( mais là on ne touche ) on arrive a faire croire aux laitiers qu'on ne peut pas payer le lait au producteur 45 ou 50centimes ...quelle blague
    michel edouard n'arrive plsu a boucler les fins de mois , le consommateur ne peut pas payer 5 centimes de plus un litre de lait

    tout ca pour le soi disant pouvoir d'achat
    par contre quand le gazole augmente pour financer les pays arabes on ne dit rien
    quand l'electricité augmente le gvt de gauche acquiesce bah oui pour financer le CE EDF travail a 32h colo, nounou gratuite , chauffage gratos, 3500 euros de primes au 3eme enfants....là le pouvoir d'achat des francais pas grave mais pour le lait....
    mais qu'un eleveur francais gagnent sa vie là non surtout pas , nous eleveurs nous voulons des prix
  • Posté le samedi 05 octobre 2013

    remember
    a une epoque pas si lointaine de cours du blé catastrophiquement bas , personne n'a oublié que les eleveurs faisaient importer massivment du blé de la mer noire a bas cout , et du soja ogm ???? quid de la solidarité a cette epoque?????
    rien c'est tout pour ma gueule , a l'epoque de l'or blanc quand il n'y a plus que les laitiers qui achetaient du materiel ? ont ils proposer du fumier gratuit???
  • Posté le samedi 05 octobre 2013

    @@@fayritales
    donc beaucoup d'exploitation de 40ha a 70ha font vivre un temps plein ???? ah bon, pourquoi leur donner des primes alors???? les smicards vont reclamés a raison alors

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