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Cogedis, l'expertise comptable

21/06/10
Calvados - Aides-Primes

Aviculture : Echangeur de chaleur : moins de gaz, plus d'euros

Source d'économie pour l'aviculteur, l'échangeur de chaleur permet de récupérer les calories de l'air sortant pour réchauffer l'air entrant.

Si l'aviculteur ne peut pas faire baisser le prix du gaz, il peut agir sur sa consommation. Grâce à un échangeur de chaleur, l'éleveur peut escompter une économie de 10 à 30 % par an. Si l'on part sur une moyenne de 20 %, cela diminue la consommation de 1560 kg/an, soit une économie de gaz de plus de 1000 € (à 650 €/tonne de gaz). A titre d'exemple, un bâtiment en poulet standard consomme 6.5 kg/m² en système dynamique (soit 7800 kg pour un bâtiment de 1200 m²) et 9.8 kg/m² en système statique (soit 11 760 kg pour un bâtiment de 1200 m²). En dinde, la consommation est de 7.1 kg/m² en dynamique (soit 8500 kg pour un bâtiment de 1200 m²) et 7.5 kg/m² en statique (soit 9000 kg pour un bâtiment de 1200 m²). La quantité de gaz utilisée par an est donc importante et la consommation impacte directement les résultats. Le coût d'un échangeur de chaleur est d'environ 10 000 € pour un bâtiment de 1000 à 1200 m², en incluant deux échangeurs et la pose. En fonction des matériaux utilisés par le constructeur et les performances de l'échangeur, les coûts peuvent varier de façon significative. Le principe de l'échangeur est simple : l'air chaud qui est dans le bâtiment va croiser l'air frais entrant. Par conduction, l'air frais entrant va se réchauffer. Ainsi l'énergie nécessaire pour élever la température du bâtiment sera moins importante car l'air entrant aura quelques degrés en plus. Il existe différents systèmes sur le marché avec des performances et des caractéristiques différentes (flux d'air, matériaux, conductivité…).

Retour sur investissement de 5 ans

Le retour sur investissement d'un échangeur de chaleur est de 5 ans en moyenne (cf. tableau). Plus le prix du gaz sera élevé et l'investissement faible et plus le retour sur investissement sera rapide. Bon à savoir : l'éleveur peut bénéficier de l'aide au Plan de performance énergétique, ce qui permet de réduire la note de 40 %. Pour 2009, cette aide était plafonnée à 40 000 € et s'élevait à 50 % pour les JA. Hors aide, le retour sur investissement est de 7 à 9 ans. D'un point de vue économique, l'investissement dans un échangeur de chaleur améliore les résultats. La marge Poussin-aliment (PA) progresse de façon significative grâce aux économies permises par l'échangeur. Un élevage de poulet standard paie en moyenne 6700 € de charges de gaz par an, soit une charge de 5.20 € par m². Une diminution de 20 % de la consommation de gaz permet une économie de 1340 €/an. En pintade, le gain de marge sera encore plus élevé puisque les charges de gaz annuelles représentent 6.3 €/m² (cf. graphique). Plus la pression de la charge en gaz est importante par m² et plus le gain sera important.

 

Peu d'installations

Malgré ses atouts, l'échangeur de chaleur ne remporte pas encore un franc succès. Pour l'instant, le nombre d'installations reste faible. La maîtrise de l'installation de ce système n'est pas encore parfaite. Dans l'idéal, l'acquisition d'un échangeur de chaleur peut s'accompagner d'autres démarches visant les économies d'énergie. La première chose à connaître est le niveau de consommation du bâtiment. Les études de groupe, ainsi que les références de la Chambre d'agriculture ou de l'Itavi permettent de se comparer aux autres. Ensuite, un audit permettra d'identifier où sont les pertes. L'isolation ou l'étanchéité du bâtiment sont très souvent des actions à prévoir. Le chauffage et la ventilation sont également des sources de pertes s'ils ne sont pas correctement réglés. Attention à ne pas céder à la tentation de diminuer le chauffage et la ventilation lorsque le coût de l'énergie flambe. Il ne faut pas perdre de vue que ces paramètres d'élevage peuvent avoir de lourdes conséquences sur les performances techniques et donc économiques. Les gains réalisés par des diminutions de chauffage ou de ventilation ne compensent pas les pertes de production.

Source : COGEDIS FIDEOR

COGEDIS FIDEOR
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