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Conseil National CER FRANCE

26/05/08
Aides-Primes

Grenelle de l'environnement : l'agriculture au coeur des débats

L'ambition du Grenelle est visible et pourrait accélérer les mutations du secteur agricole. Présentation des principales mesures.

Après les débats en 2007, voici venue l'heure des actions. Parmi les 33 chantiers qui vont constituer le socle des mesures du Grenelle 1 de l'environnement se dégagent des orientations majeures pour l'agriculture.

Haute Valeur Environnementale, un nouveau label ?

Le label HVE (Haute Valeur Environnementale) est l'une des propositions majeures issues de ces confrontations. Il s'agit de permettre à des exploitations volontaires d'évoluer vers une certification environnementale graduée pouvant évoluer jusqu'à l'excellence. Cette reconnaissance devrait être valorisée par le marché, au même titre que les productions biologiques. C'est peut-être là une limite de l'exercice : le marché est-t-il en attente d'une telle certification ?
De même, promouvoir les productions biologiques fait l'unanimité. Or, malgré une demande qui croît de 12 % par an, la production n'augmente que de 2 à 3 % ! Encourager la consommation de produits bio dans les écoles ou les maisons de retraite, c'est d'abord se fournir en Italie, Allemagne ou en Chine, avec peu d'effet sur l'agriculture française et ses conditions de production.

Une agriculture écologiquement intensive

Dans la continuité des objectifs de la Commission européenne, le Grenelle propose des actions fortes sur la réduction des intrants, notamment engrais chimiques, fumures animales –le phosphore est en ligne de mire- et produits phytosanitaires. Une liste définit les produits interdits qui seront progressivement retirés du marché. Tout le challenge pour les agriculteurs sera de maintenir leur niveau de performances dans un contexte de conduite culturale à intrants limités. La recherche doit se mettre en action (et rapidement) pour proposer des alternatives et encourager les agriculteurs vers cette “agriculture doublement verte”. Dans le cas contraire, on peut s'attendre à un fort décrochage des rendements. Sauf pour les agriculteurs qui se sont déjà engagés dans les réductions de doses et les conduites culturales plus sophistiquées (sans labour, cultures sous couverts végétal…) et qui ont donc acquis le savoir-faire. Les autres pourraient se voir exclus du métier s'ils n'acquièrent pas ces compétences. La qualité de l'accompagnement des agriculteurs sera l'une des clés du succès de l'agriculture écologiquement intensive. À cet objectif phare vient s'ajouter l'extension de mesures déjà engagées en partie par la conditionnalité :
- bandes enherbées et zones de tampon végétalisées le long des cours d'eau,
- généralisation de la couverture des sols en hiver,
- protection des aires d'alimentation de plus de 500 captages d'eau,
- mise en place d'une politique nationale de réhabilitation des sols agricoles et de développement de la biodiversité dans les exploitations.

Contexte de hausse des prix énergétiques oblige, l'accent sera mis sur l'exploitation comme source d'énergie durable (méthanisation, bois, photovoltaïque…). L'objectif est d'amener 30 % des exploitations à une faible dépendance énergétique d'ici 2013. Enfin, la question des OGM est repoussée temporairement avec le moratoire MON 810 pour la récolte 2008. Mais le gouvernement français devra préciser sa position à plus long terme.

Sécuriser durablement les producteurs

Tout le problème est de savoir si le curseur ne va pas aller trop loin et surtout trop rapidement. Car la capacité d'adaptation à certaines mesures est limitée par nos connaissances. Il serait alors dommageable pour toute la société que les agriculteurs français tiennent le rôle si risqué économiquement d'expérimentateurs. Sécuriser durablement les producteurs dans ces mutations doit aussi être l'objectif de l'excellence environnementale prônée par le Président de la République.

Source : Conseil National CER France

Jacques Mathé, économiste

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