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COGEDIS FIDEOR

23/01/12
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Lait supplémentaire : à vos calculettes

Avant de décider de produire la référence supplémentaire ou d’investir dans du quota laitier, il convient de mesurer le coût marginal.

Le calcul du coût marginal consiste à isoler et mesurer le coût des unités supplémentaires. Ce coût est composé principalement de charges variables, puisqu’il y a accroissement de la production. Il peut également, au cas par cas, comporter des charges fixes dans le cas d’une reprise importante de volume à produire. Dans ce cas, une approche par le coût de production sera sans doute plus judicieuse. Prenons l’exemple de M. Dupré qui s’intéresse à l’achat d’un volume supplémentaire, sans pour autant augmenter ses charges de structure. Il réalise en moyenne 345 000 litres de lait avec 46 vaches laitières et la suite. Son chargement moyen est de 1,5 UGB/ha. Afin de saturer ses outils de production, M. Dupré souhaite se porter acquéreur de 15 000 litres supplémentaires, à 0,1125 €/1000 litres (barème pour la campagne 2011/2012), dans le cadre de la procédure Transferts spécifiques sans terre (TSST). La somme sera réglée sur ses fonds propres.


Première année déficitaire

Au plan technique, l’éleveur doit prévoir deux VL pour produire le lait supplémentaire, soit trois UGB lait*. Côté surfaces, il lui faudra reprendre 2 ha sur les cultures de vente (3 UGB / 1,5 UGB par ha = 2 ha). Si des disponibilités de génisses existent sur l’exploitation, les vaches supplémentaires peuvent être directement issues du troupeau au lieu d’être vendues en génisses amouillantes. Dans le cas contraire, l’éleveur devra acheter des génisses prêtes à vêler ou bien de vaches en lactation. Ensuite, le renouvellement du troupeau devra intégrer le quota supplémentaire à produire. Au plan économique (cf. tableau 1), dans un cas d’achat de lait supplémentaire, la première année est souvent déficitaire. Il faut amortir, à la fois la charge liée à l’achat du lait, et celle des deux vaches supplémentaires. Cependant, ces charges là ne sont supportées que la première année et, dès la 2e, le bilan est tout autre (cf. tableau 2).

* On considère généralement 2/3 de vaches laitières pour 1/3 de génisses, il faut donc prévoir 3 UGB lait de plus (2 UGB VL + 1 UGB génisse).


Coût marginal

Pour analyser cet investissement, on peut aussi faire abstraction du produit issu de la vente de lait et se baser sur ce que l’on appelle le coût marginal du lait supplémentaire produit. Il suffit de prendre le bilan de notre 1ère année et d’y retrancher la vente de lait soit : - 2538 € - 4350 € = - 6888 €. Le coût marginal en première année est donc de 6888 €/15 milliers de litres, soit 459,2 €/1000 litres. Sur la seconde année et les suivantes, cela fait :+ 2000 € - 4350 € = - 2350 €. Le coût marginal estimé des années suivantes est donc de 2350/15 milliers de litres, soit 157 €/1000 litres. Au fur et à mesure des années (cf. tableau 3), la moyenne des coûts marginaux intégrant l’ensemble des années écoulées depuis l’investissement va baisser. En année 2, cette moyenne sera calculée ainsi : 459,2 + 157 / 2 soit 308,1 €/1000 l. En année 3, elle sera calculée ainsi : 459,2 + 157 + 157 / 3 soit 257,7 €/1000 l. En fonction de l’évolution du prix du lait, le retour sur investissement sera donc plus ou moins long.

Ce calcul du coût marginal est utile dans le cas petits investissements. Dans le cadre d’un agrandissement, une approche plus complète sera nécessaire.


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