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  • Porc : Mise aux normes bien-être 2013 - Raisonner « économique »
Cogedis, l'expertise comptable

15/03/10
Calvados - Aides-Primes

Porc : Mise aux normes bien-être 2013 - Raisonner « économique »

Dans un contexte difficile, l'investissement pour la mise aux normes bien-être 2013 est à raisonner en partant du coût de production et du point d'équilibre.

Le bien-être entraîne des incidences économiques non négligeables pour les élevages porcins. Le coût de l'investissement sera fonction du bâtiment existant qu'il faudra adapter. Certains bâtiments ne permettent pas de faire des grands groupes. L'analyse doit se faire au cas par cas. D'où la nécessité de bien prendre le temps de la réflexion car les coûts peuvent varier entre 200 € et 1200 € / truie selon la méthode choisie : rénovation ou neuf. Soit une incidence entre 0,67 et 3,55 €/100 kg. La solution qui consiste à maintenir le caillebotis existant et à l'adapter à la réglementation est estimée entre 150 et 500 € par truie.

Cohérence des bâtiments

Cet investissement pour le bien-être peut être qualifié d'improductif. Cependant, afin d'atténuer au maximum leur impact et d'obtenir les meilleures conditions de financement, le mieux est d'intégrer les mesures dès maintenant dans tous les projets de l'exploitation. Vu l'importance de l'investissement, c'est l'occasion de tout remettre à plat : revoir la cohérence des bâtiments, penser au rapatriement de toutes les truies sur le même site en cas de multi-sites et réfléchir aux conditions de travail (agencement des bâtiments, gains de productivité…). Le choix peut porter aussi sur la mise en place d'une maternité collective entre plusieurs naisseurs-engraisseurs qui ont des bâtiments obsolètes. Mais l'option retenue devra découler en priorité d'un raisonnement économique. Quelle incidence aura cet investissement sur le coût de production et le point d'équilibre de l'atelier porc ?

Charges supplémentaires

On procèdera en premier lieu à l'analyse des charges de structure supplémentaires générées par l'investissement : amortissements, frais financiers, eau, électricité, assurances… Elles auront une incidence sur le revenu : on tiendra compte de l'impact sur les prélèvements sociaux et fiscaux. En cas de rénovation des bâtiments, il faut aussi prévoir comment les reproductrices seront gérées pendant les travaux. S'agira-t-il d'un aménagement provisoire de places ou d'une location d'un bâtiment chez un voisin ? Cela représente un coût à ne pas négliger. Il faudra aussi tenir compte d'une baisse des performances techniques liées à l'adaptation au nouveau système. A ces charges de structure, il convient d'ajouter les charges opérationnelles, et retrancher les gains possibles (productivité, alimentation…).

Rentabilité

En additionnant l'ensemble de ces charges et en les ramenant à l'unité produite (kg de porc), on obtient le coût de production prévisionnel, qui permet d'apprécier la rentabilité future de l'atelier. En remplaçant les amortissements et frais financiers par les annuités effectives à rembourser et en ajoutant les prélèvements privés (comprenant les impôts sur le revenu) et une marge de sécurité, on obtiendra le point d'équilibre. Cette notion est un préalable à la décision d'investir. Le coût de production et le point d'équilibre sont le réel « fil rouge » du producteur de porcs dans son rôle de gestionnaire. Ces outils de gestion permettent de faire les bons choix quant aux investissements à réaliser. Il est donc essentiel de bien réfléchir en analysant toutes les pistes afin d'opter pour le scénario le mieux adapté à l'élevage et le moins coûteux.

Les règles du bien-être

Les règles sont nombreuses et contraignantes. Elles nécessitent des adaptations dans la façon de produire et des évolutions des bâtiments d'élevage. La mesure la plus contraignante : le passage des truies bloquées en truies en groupe. Toutes les exploitations devront avoir leurs truies gestantes en groupes avec un minimum de 2,25 m² par truie. Cette surface passe à 2,47 m² si le groupe comporte 5 truies ou moins et à 2,03 m² minimum si le groupe comporte 40 truies ou plus. Une truie peut être bloquée si elle est trop agressive ou blessée, mais cet isolement ne doit pas être permanent.

A noter également :
- le sevrage à 21 jours est possible si les porcelets sont transférés en nurserie ou en post-sevrage ;
- les truies confirmées gestantes doivent être en groupes entre 4 semaines après l'insémination et une semaine avant la mise bas ;
- la surface doit être plus importante pour les porcelets et les porcs…
Ces normes doivent être respectées à partir du 1er janvier 2013 pour tous les élevages de truies. Les nouveaux bâtiments doivent être aux normes dès la construction.
Les éleveurs pourront être contrôlés au titre du respect de la réglementation, mais certains risquent d'être également sanctionnés via la conditionnalité des aides Pac dès le 1er janvier 2013.

Source : COGEDIS

COGEDIS
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