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Cogedis, l'expertise comptable

09/03/09
Calvados - Aides-Primes

Réforme 2010 de la Pac - La roue tourne

S'il est trop tôt pour une analyse complète et détaillée des conséquences de la réforme par filière, des grandes tendances émergent néanmoins, notamment pour les producteurs laitiers. Décryptage COGEDIS.

Equité. C'est le maître-mot qui a guidé notre ministre, Michel Barnier dans la définition de la réorientation des aides agricoles françaises, dans le cadre du bilan de santé de la Politique agricole commune (Pac). Les oubliés de la Pac et/ou des productions fragilisées devraient être les gagnants de cette nouvelle donne. On peut citer les systèmes herbagers, les élevages ovins/caprins, le lait de montagne mais aussi les légumes de plein champ ou les pommes de terre. Le développement durable n'est pas en reste avec un soutien à l'agriculture biologique, aux protéines végétales et aux énergies renouvelables. La couverture des risques climatiques et sanitaires est également prise en compte avec la création d'un fonds sanitaire et une généralisation de l'assurance récolte. Au final, le montant des aides réorientées s'élève à 1,4 milliard d'euros, soit 18 % des aides directes reçues actuellement, par les agriculteurs (cf. tableau 2).

Soutien à l'herbe

70 % des aides réorientées vont servir à financer le soutien à l'herbe (cf. tableau 2). Par ailleurs, une partie des aides du 1er pilier bascule dans le 2e. La réattribution se fera sous d'autres bases que les références historiques individuelles. En 2006, les exploitants agricoles bretons captaient 7 % des primes Pac du 1er pilier (571,9 millions d'€) contre 1 % du 2e pilier (11,2 millions d'€). Pour les producteurs laitiers, l'incidence est difficile à mesurer précisément à l'heure actuelle compte tenu des zones de flou sur l'application. Une chose est sûre, le montant des aides va diminuer. En cause les prélèvements de la modulation qui augmente de 5 % d'ici à 2012 et le prélèvement de 5 % effectué en 2010 sur toutes les aides couplées et découplées. Ce qui représente 10 %. Avec le soutien à l'herbe, l'objectif du gouvernement est de répondre à une logique économique de maintien du potentiel de production animale à partir de systèmes à l'herbe productifs avec un minimum d'animaux à l'hectare. Le montant du DPU « herbe » serait à taux maximal pour un seuil de chargement de 0,8 UGB/ ha sur les 50 premiers hectares. Le principe est à confirmer et une question reste entière : les éleveurs bretons pourront-ils en bénéficier ?

Grand virage

Rappelons que depuis 1992, la culture de maïs bénéficie d'aides directes. C'est donc un grand virage qui est amorcé. Dans ce nouveau contexte de baisse des aides programmée auquel se greffe une volatilité de plus en plus importante des cours du lait et la suppression annoncée du quota en 2015, les éleveurs laitiers doivent se préparer à un changement de stratégie, voire de système. Avec un montant moyen de 18 965 €, pour un quota de 309 380 litres (étude Cogedis), la part des DPU dans la constitution du revenu laitier reste élevée pour les clôtures allant d'avril 2007 à mars 2008 alors que le prix du lait était bon. L'optimisation du système et la maîtrise du coût de production sont plus que jamais d'actualité.

Source : COGEDIS

COGEDIS
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