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Cogedis, l'expertise comptable

08/10/10
Calvados - Aides-Primes

Résultats 2009-2010 des exploitations porcines : Les comptes sont au rouge

L'étude annuelle Cogedis Fideor met en exergue une situation financière difficile pour les exploitations porcines. Les prévisions pour la fin de l'année sont inquiétantes.

22 % des producteurs ont un coût de production supérieur à 138 € par 100 kg carcasse contre 73 % l'an passé. Il revient au même niveau qu'en 2007 à 129 €/100 kg de carcasse sur le 4e trimestre. La baisse du coût alimentaire de 16,63 €/100 kg carcasse n'a pas suffi à faire oublier l'année 2008, noire pour les trésoreries porcines. D'autant que le cours du porc a chuté de 11 % entre avril 2009 et mars 2010.

Situation fragile

Avec un excédent brut d'exploitation (EBE) moyen de 17,89 € par 100 kg de carcasse, les exploitations ne peuvent pas faire face à la fois au remboursement des emprunts et aux prélèvements privés. La capacité d'autofinancement disponible est négative, ce qui fragilise la situation financière. 29 % des éleveurs de porcs ont des remboursements d'annuités supérieurs à 20 € par 100 kg carcasse (moyenne à 14,27 €). Chez ces éleveurs, la trésorerie se dégrade plus vite. Il est donc impératif de faire rapidement un point sur la situation financière afin d'étudier des mesures correctives pour désendetter les élevages.

3,9 charcutiers de plus en 10 ans

Heureusement, ces dernières années, l'amélioration de la productivité du travail, du suivi génétique, de la conduite du troupeau a permis aux producteurs de porcs de produire 452 kg vifs de porcs de plus par truie. En 2009, le poids vif produit par truie est de 2 796 kg contre 2 344 kg en 1999, soit l'équivalent de 3,9 charcutiers de plus. L'impact d'un porc produit supplémentaire sur le coût de production en 2009 étant de + 2,93 € par 100 kg carcasse pour l'exploitation de référence*, on mesure aisément l'importance qu'a pu avoir l'amélioration de ce critère de productivité dans la sauvegarde des trésoreries malmenées par la crise. 54 % des exploitations de l'étude obtiennent un indice de consommation inférieur à 3 contre 24 % en 2002. La diminution de 0,1 point d'indice de consommation a une répercussion à la baisse de 2.66 € par 100 kg carcasse sur le coût de production pour l'exploitation de référence, soit un gain de 10 500 €.
* Dans l'étude Cogedis Fideor, l'exploitation de référence moyenne spécialisée « naisseur-engraisseur » sur laquelle travaillent 2,25 UTH possède un cheptel de 184,76 truies pour une surface de 50,72 ha.

Perspectives inquiétantes

Avec un prix de vente de 124 €/100 kg sur le premier semestre 2010, les éleveurs de porcs équilibrent à peine leur trésorerie déjà malmenée par la crise. La hausse du cours du porc est la seule issue à envisager pour les élevages qui vont subir l'augmentation du coût alimentaire sur le 2e semestre.
Dans ce contexte, il convient de réaliser une prévision de la trésorerie afin de mesurer la capacité de résistance. Il s'agit de calculer, sur chaque exploitation, le besoin d'EBE et le point d'équilibre prévisionnel, en tenant compte des évolutions des charges et des objectifs techniques. En comparant le point d'équilibre au prix de vente, cela permet de calculer le solde de trésorerie mensuellement et la capacité de résistance de la trésorerie exprimée en mois. Les éleveurs de porcs ne peuvent pas maîtriser le prix de vente de leur production. Par contre, ils peuvent agir sur la maîtrise des coûts, en optimisant les performances techniques et en limitant les investissements. Cependant, des efforts importants de productivité ont déjà été réalisés dans les élevages. Dans la plupart des exploitations, la situation financière ne tiendra pas sans augmentation des prix de vente et l'appui des pouvoirs publics.

 

Source : COGEDIS FIDEOR

COGEDIS FIDEOR
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