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La nouvelle technologie H-Bio consiste à traiter, ensemble, des huiles végétales, en l'occurrence de soja, et des produits issus de la distillation du pétrole dans une unité de raffinage, dite d'hydrotraitement à l'hydrogène. « A l'arrivée, on obtient un diesel de meilleure qualité, à moindre teneur en soufre et qui n'impose aucune modification aux moteurs », assurent les responsables de la compagnie Petrobras qui effectue les tests.
Les conclusions économiques sont positives : le diesel H-Bio serait moins cher que son équivalent classique. Dans un premier temps (2006-2007), Petrobras veut mélanger 256.000 m3 par an d'huile de soja avec des produits pétroliers, dans trois raffineries. Cela lui permettra de réduire de 15% ses importations de diesel. En 2008, les quantités d'huile végétale incorporées passeront à 425.000 m3 et les importations de diesel seront réduites d'un quart.
 | Biodiesel et H-Bio complémentaires | |
Par rapport au diesel consommé au Brésil, les volumes H-Bio resteront modestes, de l'ordre de 1 à 1,5% du total. Le pourcentage d'huile végétale traité avec les produits pétroliers pourra varier mais ne devrait pas dépasser 18%
Pour les responsables de Petrobras, le diesel H-Bio et le biodiesel sont complémentaires. Contrairement au procédé H-Bio, le biodiesel est additionné au diesel après raffinage. Dès 2008, le diesel vendu à la pompe devra inclure 2% de biodiesel, un pourcentage qui passera à 5% en 2012.
Lors de la première phase, le diesel H-Bio absorbera l'équivalent de 9,8% des exportations totales d'huile de soja, puis de 16,4% en 2008.
SC
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