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L'éthanol, biocarburant dont la production est encouragée comme une alternative au pétrole cher, est produit de trois façons, explique Claude Mandil dans une interview parue dans La Tribune : à partir du maïs (aux Etats-Unis et en Europe), de la betterave à sucre (France) et de la canne à sucre (au Brésil ou en Inde). « Les deux premières techniques sont les plus mauvaises », juge le directeur exécutif de l'AIE, parce qu'elles ne sont possibles qu'avec des subventions permanentes (via par exemple des exonérations de taxe) et qu'elles impliquent une forte consommation d'énergies fossiles, ce qui n'est pas le cas pour la canne à sucre.
Selon Claude Mandil, « l'éthanol produit au Brésil, même importé en Europe, pourrait supporter intégralement la TIPP », la taxe intérieure sur les produits pétroliers. « Si on était sérieux, l'Europe et les Etats-Unis devraient se tourner vers le Brésil ou l'Inde pour leur approvisionnement », estime-t-il, évoquant toutefois les problèmes de disponibilité des surfaces et de la déforestation.
 | Parier sur les biocarburants deuxième génération | |
Pour lui, il faudrait surtout parier sur les biocarburants de deuxième génération, produits à partir de l'ensemble de la plante, et qui offrent des meilleurs bilans aussi bien en termes de CO2 que de coûts.
Revenant sur le récent intérêt manifesté par le monde politique pour les biocarburants, Claude Mandil estime que, actuellement, on ne sait pas bien si l'on fait une politique de développement des biocarburants au nom de la politique agricole commune ou de la politique énergétique. « Je soupçonne que le recours à l'agriculture en Europe à des fins énergétiques ait peu d'avantages », conclut-il.
SC
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