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Le Domaine La Michelle devrait bientôt commercialiser un engrais vert, fabriqué à partir des déchets de la fabrication d'huile d'olives. “ Nous sommes en train de mettre au point un compost normalisé pour pouvoir le vendre ”, explique Jean-François Margier, propriétaire du Domaine La Michelle. Ce dernier pratique depuis dix ans ce type d'amendement pour le moins original. Le domaine dispose en effet d'un moulin à huile familial. “ Comme pour les caves vinicoles, les moulins à huile doivent retraiter leurs déchets. Nous avons décidé de les utiliser comme engrais. C'est un amendement remarquable par sa richesse en potasse. Un apport de 20 tonnes/ha est suffisant pour couvrir les besoins de la vigne ”.
 | “ La dégradation de cet amendement est lente ” | |
L'épandage direct est utilisé depuis le début, mais Jean-François Margier a commencé à fabriquer du compost depuis deux ans. “ L'épandage direct fonctionne bien sur la vigne qui vit une bonne partie du printemps sur ses réserves. En effet, la dégradation de cet amendement est lente, les relargages débutent en mai pour un épandage effectué durant l'hiver. ” Il protége de plus la vigne contre le stress hydrique. Sur les parcelles enherbées, la dégradation est très lente, ce qui favorise la formation d'un mulch propice à la rétention de l'eau. “ J'ai pu observer que les parcelles enherbées et amendées résistent très bien à la sécheresse ”, constate Jean-François Margier. Le vigneron a aussi utilisé le tourteau d'olives dans le cadre des travaux d'implantation. “ La première année, j'ai épandu 80 tonnes/ha, j'ai attendu un an pour permettre une bonne décomposition puis j'ai planté. Sur ces parcelles, les besoins d'amendement sont nuls durant trois ans ”, explique Jean-François Margier.
Marion Ivaldi
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