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« L'essentiel de l'augmentation observée des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrées par l'homme » résume dans leur dernier rapport, dévoilé aujourd'hui, les scientifiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). «Très probablement» signifiant «avec une probabilité supérieure à 90 % ».
Globalement, le texte explique en quoi les connaissances accumulées depuis 2001 confirment aussi bien l'importance du changement climatique que la responsabilité humaine dans ce phénomène, en raison des émissions de gaz à effet de serre. La responsabilité quasi certaine de l'activité humaine est la nouveauté de ce quatrième rapport du GIEC.
Le texte indique également les résultats des scénarios envisageant une élévation continue des concentrations de gaz carbonique, si rien n'est fait. La fourchette retenue par le GIEC va de 1,8 °C à 4°C en moyenne d'ici à la fin du XXIe siècle. Les valeurs extrêmes vont de 1,1 °C à 6,4 °C, alors qu'elles étaient de 1,4 °C à 5,8 °C dans le précédent rapport de 2001.
 | Vagues de chaleur et fortes précipitations | |
Les climatologues précisent que la concentration en gaz carbonique dans l'atmosphère mais aussi en méthane « dépasse de loin » ce qui a été observé depuis 650 000 ans. Pour eux, le réchauffement actuel du climat est « sans équivoque ». Les glaciers de montagne déclinent ainsi que ceux du Groenland et de l'Antarctique, tandis que le niveau de la mer s'élève plus rapidement qu'auparavant, de plus de 3 mm par an.
Pour l'avenir proche, les scientifiques envisagent une réduction de la couverture neigeuse et du pergélisol (couche de terre glacée en Sibérie et au Canada), une plus grande fréquence de vagues de chaleur et d'événements à fortes précipitations, des cyclones à plus forte intensité. Pour stabiliser la concentration de gaz carbonique à 450 ppm, niveau limitant les effets négatifs du changement climatique, ils estiment qu'il faudrait réduire les émissions annuelles de gaz carbonique de 25 milliards de tonnes à 18, soit une réduction de plus d'un tiers.
SC
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