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Pour un importateur, dans le coût d'une céréale, il y a le prix de la marchandise, mais aussi celui du fret. Le fret maritime a récemment atteint des records renchérissant les céréales achetées. L'indice n°1 du fret maritime, le BDI (baltic dry index) pour le vrac sec, qui était à 6029 points le 24 avril a atteint 6688 le 25 mai, soit une hausse de plus de 10 % en un mois. Plus la distance de transport est longue, donc coûteuse, plus la hausse en valeur sera élevée. Le prix d'un bateau a été multiplié par deux, en trois ans. Plus récemment, le taux de fret entre les États-Unis et l'Égypte est passé de 24 euros la tonne à 42 euros la tonne, tandis que le fret Union européenne-Égypte passait de 14 à 26 euros d'où un différentiel favorable à l'origine européenne en progression de 6 euros passant de 10 à 16 euros. Ainsi le blé français, en cette fin de campagne, retrouve de la compétitivité face au blé américain pour les marchés de proximité comme le bassin méditerranéen.
En prix départ et en dollars la tonne, le blé français est plus cher que l'américain, mais, vu le coût élevé du fret, pour l'acheteur tunisien, le blé français est compétitif. En revanche, le différentiel de taux de fret pour la Tunisie, entre l'origine France et l'origine mer Noire n'est pas suffisant pour compenser le très bas prix de départ de Russie.
Marie-Hombeline Vincent
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