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C'est avec presque quatre mois de retard que la France a adopté le 29 octobre un nouvel arrêté de 52 pages(1) relatif à l'ensemble des mesures de lutte à prendre dans les cas de suspicion et de confirmation de virus influenza aviaire, qu'ils soient hautement (IA HP) ou faiblement pathogènes (IA FP). Alors que les cas d'IA HP sont rares — avec des conséquences économiques connues de tous — les cas FP l'étaient beaucoup moins(2) et n'étaient soumis ni à une déclaration obligatoire aux autorités internationales, ni à des mesures de lutte très contraignantes. Désormais, c'est fini. Tout d'abord, les vétérinaires sont tenus de déclarer sans délai toute suspicion d'influenza auprès des services vétérinaires. Après isolement dans une zone de un kilomètre de rayon, un foyer d'IA FP donnera lieu à l'abattage ou à l'euthanasie des volailles et à la destruction des oeufs à couver produits. Sauf autorisation, aucun élément ayant pu être contaminé ne pourra sortir de l'exploitation et sera détruit : cadavre, viande, aliment, fumier, lisier.
Les lieux seront décontaminés et surveillés au moins 21 jours avant repeuplement. Les mouvements de personnes, de véhicules, d'équipements seront réglementés. Des dérogations sont prévues pour les cheptels remarquables (cirque, zoo…). La détection des cas FP aura deux origines possibles : le vétérinaire et la campagne de surveillance annuelle réalisée dans un échantillon d'élevages français et de troupeaux de reproducteurs (notamment de canards). Des notes de service vont être diffusées concernant les âges de prélèvement, leur nombre et le nombre de sérologies pour l'enquête 2008. Les barèmes et les modalités d'indemnisation des destructions restent à déterminer.
(1) JO du 8 novembre page 18225, consultable à : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=823020&indice = 18&table = JORF&ligneDeb = 1 (2) 46 cas détectés en 2006 par le programme de surveillance sur 1141 prélèvements.
Pascal Le Douarin
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