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Pour faire face à la pénurie alimentaire et à la flambée des prix des denrées, l'Argentine, le Brésil, le Vietnam, l'Inde et l'Égypte ont imposé récemment des limitations à l'exportation sur certains produits dans le but d'assurer la sécurité alimentaire de leurs populations.
Or, l'Argentine et le Brésil appartiennent au groupe de Cairns, habituellement le plus agressif en matière de libéralisme. Ce groupe a toujours demandé avec insistance à l'Union européenne et aux États-unis d'abaisser leurs droits de douane pour qu'ils puissent y exporter leurs produits alimentaires.
Ces interventions sur les marchés pourraient être mal perçues dans les négociations à l'OMC. Le commissaire européen au commerce Peter Mandelson estime que la taxation des exportations ou les quotas ne procurent qu'une «illusion de sécurité alimentaire» alors même qu'ils risquent d'aggraver l'approvisionnement des plus défavorisés.
Le Japon demande que le sujet soit abordé mercredi devant le comité agricole de l'OMC. Il propose que les pays imposant des restrictions soient obligés de les notifier et de les justifier à l'OMC dans un délai de 90 jours. En outre, ces mesures ne pourraient pas durer plus d'un an.
Actuellement, selon l'accord sur l'agriculture signé dans le cadre du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) en 1994, les pays en développement ont le droit d'imposer des restrictions à l'exportation.
SC
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