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Le dossier, directement géré par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est source de tension avec Paris. La dernière tentative d'imposer la culture du MON810 s'est soldée par un désaveu total pour M. Barroso. A une écrasante majorité de 22 contre 5, les États de l'UE ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain.
Échaudé, M. Barroso semble pour l'instant avoir renoncé à forcer la main à la France et la Grèce sur leurs propres clauses de sauvegarde, les deux autres opposants au MON810, rejoints depuis par le Luxembourg. « Visiblement la Commission réfléchit, et c'est la voie de la sagesse », commente un diplomate.
Mais tout pourrait changer avec l'avis de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), chargée de se prononcer sur la demande de renouvellement de l'autorisation décennale pour le MON 810. Un avis attendu fin avril ou fin mai. De son côté, l'EFSA ne semble pas pressée : «Ce n'est pas imminent. L'avis devrait être rendu pour la fin de l'année », indique un porte-parole de l'agence basée à Parme.
Mais un autre OGM pointe : Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée du géant allemand de la chimie BASF, qui réclame son homologation. L'avis de l'EFSA est attendu la semaine prochaine. La bataille des OGM pourrait donc reprendre avant les élections européennes du 7 juin.
SC
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