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Interrogé sur France 2, Bruno Le Maire a déclaré qu'il était favorable à une « fiscalité verte (...) pour changer le comportement des Français » mais qu'« évidemment », en tant que ministre de l'Agriculture, il souhaitait « que l'on prenne en compte la situation particulière des agriculteurs ».
« Je pense aux horticulteurs ou aux serristes qui ont une consommation d'énergie élevée et pour qui la taxe CO2 aura un effet très lourd », a-t-il déclaré.
M. Le Maire a aussi évoqué la situation des pêcheurs: « avec un chalutier, la taxe carbone coûterait 15.000 à 20.000 euros par an, soit plus de 1.000 euros par mois ». « Je pense qu'il faut prendre cela en compte », a ajouté le ministre qui participera vendredi à la réunion interministérielle en présence du chef de l'État, Nicolas Sarkozy.
De son côté, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a demandé mercredi que les agriculteurs soient exonérés de la taxe carbone, estimant qu'« il y a assez de charges comme cela ». La coordination rurale, s'est également dit opposée à la « contribution climat-énergie » (CCE) tant qu'un bilan carbone de l'agriculture n'aura pas été réalisé
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