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Ces chiffres confirment « la gravité de la crise », a réagi le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Il avait prévenu dès le mois d'août que l'agriculture française traversait « la plus grave crise depuis trente ans ».
Pour M. Le Maire, ces données, qui seront affinées en juillet, « justifient » le plan d'urgence annoncé fin octobre par le président de la République. D'un montant de 1,650 milliard d'euros dont un milliard de prêts bonifiés, ce plan doit permettre à « chaque agriculteur à trouver une solution à ses difficultés », a réaffirmé le ministre.
M. Le Maire, qui en a fait son cheval de bataille, a insisté à nouveau sur la nécessité d'une régulation des marchés agricoles européens pour contrer la volatilité des prix et ainsi « stabiliser les revenus des agriculteurs ». De façon unanime, les acteurs du secteur ont fait part de leur inquiétude. Le syndicat majoritaire, la FNSEA, fait état d'une « situation désespérée » des agriculteurs tandis que les Chambres d'agriculture évoquent « un effondrement annoncé ».
Pour la Confédération paysanne, « les paysans sont au bord du gouffre » et la Coordination Rurale (CR) parle d'un « bilan consternant ».
B.BOUCHOT d'après AFP
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