 | Intervention de Véronique Mabrut | |
Véronique Mabrut, responsable du pôle environnement à la CA65, a d'abord présenté les différentes actions en cours dans le cadre du PAT Adour. Ce programme vise à réduire l'utilisation des intrants par les agriculteurs et les collectivités dans la zone vulnérable de l'Adour. Pour cela, la CA 65 accompagne les projets visant à faire évoluer les pratiques agricoles : MAET, investissements à caractères environnementaux (bineuse, aires de lavage, matériel de précision…), Agriculture Biologique, …
 | Intervention de Lise Billy | |
Lise Billy, conseiller en Agriculture Biologique à la CA65, a ensuite présenté les principes de production : rotation, travail du sol, fertilisation, gestion des adventices, des ravageurs et des maladies. Les grands principes du cahier des charges : engrais et amendements autorisés, gestion de la mixité (parcelle bio et non bio sur une même exploitation), durée de conversion… ont été évoqués, ainsi que les différentes procédures pour la conversion: date d'engagement, mise en place des principes techniques, valorisation… Un bilan sur l'ensemble des aides à la conversion, au maintien et à l'investissement a été fait.
 | Intervention de Jean Arino | |
Jean Arino, conseiller en Agriculture Biologique à la Chambre d'Agriculture du Gers, est intervenu sur les références techniques et économiques de son département, 1er département bio de la région. Plus de 8000 ha sont cultivés en AB dans le Gers, soit plus de 4% de la SAU avec une part importante de grandes cultures. Le soja présente les meilleurs résultats économiques. La perte de rendement est minime voire nulle et les prix très intéressants. « En soja, la marge brute est de minimum 1000 €/ha, sans prendre en compte les DPU et les aides bio » explique Jean Arino. A l'inverse, la féverole subit trop de stress hydrique pour atteindre de bons rendements.
 | Intervention de Gilles Vetillard | |
Gilles Vetillard, technicien conseil pour Agribio Union, a présenté les différents rôles de la coop : collecte, stockage, approvisionnement…ainsi que les perspectives du marché. En 2010, l'objectif d'Agribio Union est d'augmenter les volumes pour passer de 23000 t à 35000 t collectées. Concernant le maintien des prix bio (qui sont actuellement 2 à 3 fois supérieurs aux prix conventionnels selon les cultures) «la tendance est bonne mais personne ne peut savoir » explique Gilles Vetillard qui insiste sur la nécessité « d'améliorer la technicité et d'augmenter les rendements ».
 | Intervention de Bernard Solon | |
Bernard Solon, agriculteur biologique depuis 8 ans du côté de Miélan, a ensuite fait partagé son expérience. M. Solon est en non labour depuis 12 ans et ne compte pas reprendre le labour même s'il juge avoir des problèmes d'enherbement. « Sur les parcelles avec une bonne rotation c'est beaucoup plus propre, il faut éviter les cultures de printemps sur cultures de printemps ». A la question pourquoi êtes-vous passé en bio, M. Solon répond « je ne supportais plus le pulvé et la question du local phyto s'est posée alors j'ai profité des CTE pour me convertir…avant j'étais maïsculteur … en bio on est moins accroc au rendement, il en faut mais il y a moins de charges » Concernant les dépenses de carburant, il estime faire autant de passages de herse étrille qu'il ne faisait de pulvé. « C'est surtout la destruction des couverts qui prend du temps car je suis en non labour ». La fertilisation est réalisée avec 50 à 80 UN/ha de fientes ou farine sur blé, « mettre trop d'engrais organique ne sert à rien, on finit par acheter le rendement. Il est préférable de faire de bonnes rotations ». M. Solon a aussi été questionné concernant l'évolution de son revenu: « les bonnes années je peux augmenter mon revenu de 50 %, cette année a été moins bonne, j'ai semé mon blé au 15 Janvier, j'ai fait 15 q/ha ».
Lise BILLY
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