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La filière a échoué à s'entendre sur les indices à partir desquels doivent être définis les prix du lait livré depuis le 1er juillet jusqu'au 30 septembre. Cet échec pourrait relancer la guerre du lait qui couve depuis plus d'un an sur fond de chute des revenus annuels des producteurs laitiers. « Nous avons commencé à mettre la pression sur les laiteries ce matin » en allant les voir directement, a affirmé une syndicaliste. En cas de réponse « partielle ou partiale, d'autres mobilisations suivront », selon un communiqué de la FNPL.
 | Côté producteurs : des prix rémunérateurs | |
Les producteurs français réclament une hausse de 10% des tarifs laitiers sur le trimestre, en raison d'un renchérissement des prix des produits industriels (beurre, poudre de lait). A priori, les industriels n'y sont pas opposés, jugeant une telle augmentation « normale » au vu des marchés, a indiqué le directeur de la Fédération nationale des industries laitières (Fnil), Jehan Moreau.
 | Côté industriels : rester compétitif face à la concurrence | |
Seul hic : les industriels veulent que la filière s'entende aussi pour intégrer dans le calcul des prix, à partir de 2011, un indicateur prenant en compte l'évolution des tarifs du lait en Allemagne. Les producteurs s'y refusent expliquant que leurs volumes sont limités contrairement à ceux de leurs homologues allemands. Moins cher, le lait allemand pose de sérieux problèmes de compétitivité aux industriels français. « Nous voulons être proches de nos concurrents pour ne pas perdre de parts de marché », explique M. Moreau.
Aux termes de l'accord de juin 2009 signé entre transformateurs (industriels et coopératives) et producteurs, le prix du lait est décliné en région selon des indices définis au niveau national. « De toute façon il faut qu'un accord soit trouvé d'ici début août », indique-t-on au ministère de l'Agriculture, en référence à l'échéance des premiers règlements du lait livré en juillet.
B.BOUCHOT d'après AFP
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