Abattoir 47 : une renaissance sous l’œil de caméras

Raphaël LECOCQ

En décembre 2015, la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne prenait les rennes du dernier abattoir en activité dans le département, menacé de liquidation judiciaire. Une première en France pour une Chambre d’agriculture, motivée par la sauvegarde de l’élevage local ainsi que d’une vingtaine d’emplois. Des chevillards, des bouchers, des grossistes ainsi que des éleveurs figurent parmi les sociétaires. L’opération reçoit le soutien l’ensemble des collectivités territoriales.

Un an après la reprise, il manque environ 500 t pour atteindre le seuil d’équilibre économique, qui se situe aux alentours de 5000 t/an. Serge Bousquet-Cassagne, Président de la SAS Abattoir 47 et président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, a bon espoir, à moyen terme, de remettre les clés d’un abattoir rentable et performant entre les mains d’opérateurs spécialisés, la Chambre d’agriculture n’ayant pas vocation à demeurer durablement au capital de la société. L’abattoir a des atouts à faire valoir, tels que les agréments bio et halal.

Outre le défi économique, l’abattoir du Lot-et-Garonne a aussi pour ambition de relever un défi sociétal, entourant le sort réservé aux animaux d’élevage dans les derniers instants de leur vie. Alors que l’expérimentation de la vidéosurveillance se profile à l’horizon 2018, l’Abattoir 47 a pris les devants, en installant 8 caméras aux endroits névralgiques de l’établissement, depuis la bouverie jusqu’à la tuerie. Un autre gage, et non des moindres, de pérennisation de l’outil.

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