Abattoir du Vigan : face aux mauvais traitements, Stéphane Le Foll diligente immédiatement une enquête

Abattoir du Vigan : face aux mauvais traitements, Stéphane Le Foll diligente immédiatement une enquête

Le procureur de la République d'Alès a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire après la diffusion d'une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux animaux dans un abattoir du Vigan (Gard), des pratiques jugées "intolérables" par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Animaux mal étourdis, moutons lancés violemment contre les barrière, coups répétés à la matraque électrique... L'association L214 a publié sur son site une vidéo d'environ 4 minutes 30 secondes filmée, selon elle, à l'abattoir du Vigan. On y voit un employé prendre des agneaux récalcitrants à rentrer dans le couloir formé par des barrières lancer à plusieurs reprises et violemment des bêtes contre les clôtures. Des bovins et des porcs, théoriquement égorgés après avoir été étourdis, sont saignés alors qu'ils bougent encore. Un employé semble s'amuser à donner des coups de matraque électrique brefs et répétés pour tester la réaction des bêtes... Les images ne sont pas prises en caméra cachée mobile, mais sont fixes, prises depuis un angle des pièces filmées, à l'instar d'une vidéosurveillance.  

L'abattoir, un bâtime de tôle vert amande et gris-noir, est situé dans une petite zone artisanale à l'entrée du Vigan, une commune des Cévennes qui compte près de 4.000 habitants. Son directeur n'avait pas répondu aux appels de l'AFP mardi en milieu de matinée. La diffusion de cette vidéo intervient quatre mois après une première vidéo filmée en caméra cachée à l'abattoir municipal d'Alès, également dans le Gard, qui avait provoqué de vives réactions, l'ouverture d'une enquête judiciaire, et la fermeture temporaire immédiate de l'abattoir.   Concernant l'abattoir du Vigan, L214, qui dénonce "des scènes intolérables violant la réglementation et causant d'importantes souffrances aux animaux", a annoncé avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République d'Alès.

Souffrance

Cet abattoir est "certifié bio" et "travaille en circuit court", explique l'association. "Même dans un abattoir tourné vers le bio et le local, les animaux perdent la vie dans la souffrance", déplore la chanteuse Nili Hadida, chanteuse du groupe Lilly Wood and the Prick, qui présente la vidéo. "Il est temps de regarder en face et avec honnêteté la réalité de l'abattage des animaux --une réalité dont mêmes les abattoirs à taille humaine et certifiés ne peuvent masquer la cruauté", commente aussi Brigitte Gothière, porte-parole de l'association, citée dans un communiqué. L214 demande une nouvelle fois une commission d'enquête parlementaire sur les méthodes d'abattage dans les abattoirs français. Dans un communiqué distinct, la Confédération française de la boucherie-charcuterie-traiteurs (CFBCT) réclame elle aussi la mise en place d'une commission d'enquête. "Il est plus qu'urgent de revenir à un modèle de consommation raisonnée car c'est l'industrialisation de la viande qui entraîne de fait ces dérives", assure la CFBCT.

Dans un communiqué du ministère Stéphane LE FOLL a indiqué "condamner avec la plus grande fermeté ces pratiques intolérables et a immédiatement diligenté une enquête de la Brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire afin de mettre un terme à ces pratiques inacceptables, de faire toute la lumière sur les faits dénoncés et de déterminer les responsabilités."

Source Ministère et AFP

Sur le même sujet

Commentaires 7

voiteur

Il serait grand temps de savoir pourquoi ces imbéciles font souffrir de la sorte ces bestiaux, oui le cochon était tué dans la ferme (encore aujourd'hui) il était vidé de son sang sans matraquage oui pour la loi des L 214

beberino

je regrette vraiment que ca se passe comme ca dans certains abattoirs
mais il y a bien plus grave a la vue des enfants en bas age des refugies qui soufre du froid de la faim!!! L214 devrait peut etre s en occuper !!!!

AIGLE201

Il va falloir que certains salariés fassent leur travail " sans jouer les gros bras ", parce que c'est leur boulot qu'il peuvent perdre et nous éleveurs c'est notre produit et donc notre revenu.

brrrr

comment ce fait il que l on nous montre toujours les mauvais élèves? pourquoi vous les médias vous ne diffusés pas ce qui ce fait de bien?

pietin 113

Quand on tuait le cochon dans la cour de ferme,ce n'était pas de la tuerie industrielle,mais le résultat était toujours le méme;sans cautionner se que l'on voit dans cette video,doit on se plier aux loies herbivores des L214 ?

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier