Abattoirs Gad SAS: le plan de continuation validé

 Abattoirs Gad SAS: le plan de continuation validé
L'abattoir de Lampaul-Guimiliau a ainsi connu une baisse d'activité de l'ordre de 10% en 2012 (DR)

Le tribunal de commerce de Rennes a validé vendredi après-midi le plan de continuation pour la société bretonne d'abattage et de découpe de porcs Gad SAS, entérinant de fait la suppression de 889 emplois.

Le tribunal avait le choix, soit de valider le plan de continuation, soit de prononcer la liquidation judiciaire, un séisme qui aurait touché alors les 1.700 salariés du groupe. Gad SAS, en redressement judiciaire depuis février, avait présenté mercredi son plan de continuation qui prévoit la fermeture d'un des deux abattoirs de la société, celui de Lampaul-Guimiliau (Finistère).

Gad SAS prévoit aussi de fermer son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, environ 60 salariés) et le siège du groupe (50 salariés) près de Morlaix (Finistère).  "Même si ça fait des mois qu'on s'y prépare, c'est quand même dur à encaisser", a réagi à Lampaul-Guimiliau Olivier Le Bras (FO), représentant du personnel. "Quand je vois tous ces gens que je connais pratiquement tous un par un, je dis qu'ils ne méritent vraiment pas ça. C'est vraiment inégal et injuste ce qui nous arrive", a-t-il dit avec des sanglots dans la voix.

A Lampaul, plusieurs centaines de salariés présents sur le site ont formé une chaîne humaine avec des élus. Ils ont aussi observé une minute de silence et ils ont brandi de petites croix blanches en plastique.  "C'est une satisfaction car le plan permet de préserver 1.000 emplois et d'éviter la fermeture totale de l'entreprise et de préserver 1.000 emplois", principalement sur l'abattoir de Josselin (Morbihan), a déclaré Me Laurent Jourdan, avocat de Gad SAS

Déficitaire depuis 2008, le groupe Gad a accusé 20 millions d'euros de pertes en 2012, en raison notamment d'une baisse de la production porcine française dans un contexte de forte concurrence internationale. L'abattoir de Lampaul-Guimiliau a ainsi connu une baisse d'activité de l'ordre de 10% en 2012 et celui de Josselin un recul de 4,45%, selon les chiffres du SNIV/SNCP qui regroupe les entreprises françaises de la viande.

Source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 1

pie2013

Quand est ce que nos dirigeant politique ou autres vont ils devenir responsables.Toujours + de taxes,et devenir competitif,est ce que les dirigeants diminuent leurs salaires et indemnitées.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier