Abattoirs : l'arrêt de l'abattage rituel serait une "catastrophe économique" (Interbev)

Abattoirs : l'arrêt de l'abattage rituel serait une "catastrophe économique" (Interbev)

Le président d'Interbev, l'interprofession des viandes, Dominique Langlois, estime que l'arrêt de l'abattage rituel serait une "catastrophe économique" pour la filière et a exposé jeudi les pistes pour arriver à un accord avec les communautés religieuses sur le bien être animal.

L'abattage rituel des animaux "constitue une dérogation aux pratiques classiques de l'abattage, qui imposent un étourdissement préalable des animaux avant leur saignée", précise le ministère de l'Agriculture sur son site internet. C'est donc un des sujets dont s'est saisi la commission parlementaire sur les abattoirs, qui auditionnait le président d'Interbev jeudi. Si "on veut l'étourdissement préalable et qu'il n'y a plus de dérogation, c'est très clair, la conséquence, ce sera 14% d'abattage de bovins et 22% d'abattages d'ovins en moins. Dans la crise que nous connaissons aujourd'hui, ce sera dramatique", a indiqué M. Langlois aux parlementaires. "L'arrêt de l'abattage rituel serait une catastrophe économique", a-t-il clamé prenant pour exemple le cas de la Pologne, qui avait interdit l'abattage rituel et "a rétabli l'usage de la dérogation au bout de 6 mois", car "ils avaient perdu 50% de leurs vaches à l'export".

Soulagement

L'autre solution, selon M. Langlois, est de "travailler avec les cultes pour voir si on peut avoir un soulagement juste après l'égorgement". Pour la communauté israélite, "c'est un non catégorique". "Dans la communauté musulmane, certains pays l'acceptent, la Malaisie notamment. Par contre nos mosquées ne l'acceptent pas et le Conseil français du culte musulman n'a pas l'autorité pour imposer ce genre de chose, sachant que certains ne seraient pas hostiles", a-t-il assuré. Auditionné la veille, plusieurs représentants de groupes de défenses des animaux ont, eux, évoqué la piste d'un "étourdissement réversible" qui pourrait respecter les pratiques religieuses. La commission d'enquête parlementaire "sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français" a été créée en réponse aux scandales de mauvais traitements d'animaux révélés par les vidéos de l'association L214.

Source avec AFP

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Commentaires 15

CLOCHE215

encore une excuse pour défendre le hallal dans notre république laïque.....

Gasconne

Le hallal a bon dos et souvent employé par économie. Les consommateurs devraient savoir comment l'animal est abattu via un label.

AIGLE201

Un abattoir reste un lieu de mort des animaux pour l’alimentation , les salariés qui dérapent ça se règle en interne; et puis le bien être animal il est ou avec les grillons et vers de farine ébouillanté vivant ??? Et le bien être animal il est ou pour les poissons rouges, les canaris; les chats et chiens obèses qui vivent en appartement et sont gavé de croquettes.....

nanardd

C'est une honte de céder à ces lobby religieux d'un autre temps y a une loi en France et on l'applique point.
Maintenant il faudra aussi interdire l'importation de viande venant d'un autre pays
qui n'a pas cette règlementation, comme on serais censé le faire avec la cerise et le diméthoate,avec les produits OGM interdit en France mais autoriser ailleurs en Europe même.
Mais bof c'est de l'utopie

dob

sujet glissant...
ce qu'il faut remettre en cause c'est l'abattage industriel. Je ne suis pas sur que la plus grande souffrance soit celle de la dernière minute : que dire des heures (jours?) de transit, les couloirs, les bruits, le stress.
A vouloir rationaliser et industrialiser on a perdu nos outils de proximité qui auraient pu être améliorés et "donner la mort de manière plus humaine" étourdis ou non.
A quand les abattoirs mobiles ?

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