Abattoirs: la commission d'enquête parlementaire termine ses auditions

Abattoirs: la commission d'enquête parlementaire termine ses auditions

La commission d'enquête parlementaire sur l'abattage des animaux de boucherie a réalisé mercredi sa dernière audition après avoir entendu le témoignage de dizaines d'acteurs de la filière viande depuis avril et devrait remettre son rapport fin septembre.

La dernière personne auditionnée, Franck Ribière, est porteur avec sa société Le Boeuf éthique d'un projet d'abattoir mobile dans un camion qui se déplace directement dans les fermes pour éviter aux bêtes le stress du transport dans un lieu inconnu. Le projet n'a toutefois pas encore l'agrément sanitaire de l'administration. L'initiateur de cette commission d'enquête, le député Olivier Falorni (groupe des Radicaux de gauche) avait demandé sa création en mars après la publication de plusieurs vidéos de l'association L214 tournées dans des abattoirs et montrant des situations choquantes de détresse et de souffrance des animaux.

Amélioration

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, mais aussi des dirigeants d'abattoirs, vétérinaires, membres de l'administration, syndicalistes agricoles, dignitaires religieux, chercheurs et représentants d'associations de défense des animaux ont donné leur point de vue sur ce qui peut-être amélioré dans le domaine du bien être animal en abattoirs, naviguant entre avis industriel et refus de la consommation de viande.  Les investigations des députés ont porté sur de nombreux sujets comme la formation du personnel d'abattoir, la possibilité d'installer des caméras vidéos pour assurer une surveillance des opérations et le matériel des abattoirs, avec la problématique de l'investissement dans des appareils conformes pour les moins rentables, et souvent les plus petites, de ces entreprises.

Souffrir

Les missions d'inspection de l'administration ont été longuement questionnées, tant du point de vue des effectifs et des moyens que de leur rôle, car l'accent est plus mis sur la surveillance sanitaire que sur le bien-être animal, a-t-on appris. La question de l'étourdissement des animaux a également occupé les débats car, souvent mal réalisé sur des animaux qui continuent à souffrir, il est à l'origine de plusieurs séquences des vidéos de L214. Par ailleurs, les députés se sont longuement interrogés sur les pratiques d'abattage sans étourdissement autorisées par dérogation aux membres des cultes juifs et musulmans. Dans un souci de transparence, le ministère de l'Agriculture a mis en ligne vendredi les rapports d'inspections menées dans 259 abattoirs français en avril, après la diffusion des premières videos de L214.

Source avec AFP

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