Avril va créer une usine de charcuterie "100% française" avec l'industriel allemand Tönnies

Avril va créer une usine de charcuterie "100% française" avec l'industriel allemand Tönnies

Avril (ex-Sofiproteol) a annoncé jeudi dans un communiqué, être en négociations exclusives avec l'industriel allemand Tönnies pour créer une coentreprise et ouvrir ainsi une usine de charcuterie "100% française", basée dans l'Ouest. Un investissement total de 6 millions d'euros.

"Avril et Tönnies, acteurs majeurs de la filière porc en Europe, ont pour projet d'unir leurs expertises respectives pour développer une filière 100% française de produits élaborés dans le porc", à destination de la grande distribution (GMS), indiquent les deux groupes dans un communiqué commun. Les deux sociétés investiraient chacune à parts quasiment égales dans l'usine, axée sur la "découpe et l'élaboration" de produits à base de porc.

L'usine "devrait voir le jour prochainement, permettant la création de 60 emplois", selon le communiqué. Le site devrait se trouver dans une zone assez proche de l'abattoir Abera, filiale d'Avril, implanté en Ile-et-Vilaine, a précisé Avril.

5F 

Le projet "rassemblera les expertises de Tönnies dans le domaine des produits élaborés", notamment en matière de commercialisation et celles d'Abera "dans le domaine de l'abattage et de la découpe". "Les produits issus de ce nouvel outil de production s'inscriront dans la démarche de qualité filière +5F+ portée par Avril, laquelle garantit l'utilisation de porcs nés, élevés, abattus, découpés et élaborés en France", assure le communiqué.

Ils "pourront se substituer en partie à des matières premières importées", alors que la France importe plus de viande de porc qu'elle n'en exporte, explique le texte.

Le groupe Avril est le n°1 des huiles végétales et des oeufs en France (marques Lesieur, Puget, Matines). Son président Xavier Beulin est aussi le président du 1er syndicat agricole, la FNSEA. Tönnies, groupe familial, est l'un des principaux industriels de la viande en Allemagne. Il est présent dans les domaines "de l'abattage, de la découpe, de la transformation et de la commercialisation de viande de bœuf et de porc".

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Commentaires 6

beberino

seigneur beulin qui va permetre de transformer du porc 100%francais grace a une entreprise de capitaux 100% allemande quelle riguolade!!!
peut etre ils vont crer aussi ensemble une grande fnsea franco allemende (un groupe de vendu!!!)

CLOCHE215

pour faire le grand bénéfice, ils ont besoin de viande pas chère... rien de plus normal... d'après les dernières nouvelles, les agriculteurs vont aussi ètre transformés en saucisses...

AIGLE201

une usine flambant neuve pour 60 emplois ? Combien d'usine vont fermer en face et combien d'emplois en moins ?

manu

une usine de charcuterie ...rien que le nom cela donne envie de vomir!la charcuterie c'est de l'art... Tisanat!ce projet c'est pour fourguer des cochons industrielles qui ne nourissent pas les éleveurs mais qui engraissent les vendeur d'aliments et les super marcher!et l'alliance avec des allemands qui savent mieux que nous faire du fric avec de la m..., cela promet!bien sur on peut dormir tranquille cela cret 60 emplois!allez saint groupe avril plus que 5999940 chomeurs!

AVI51

@ pietin 113

Si cette usine permet de développer les débouchés français pour le porc, quel est le problème? N'en déplaise à certains, le rôle du syndicalisme est de défendre notre revenu (vaste tache). Trouver des débouchés fait partie des solutions. Espérons que tout le monde s'y retrouvera, ainsi l'argent des scopeurs sert aux éleveurs en étant rémunéré, c'est du bisness qui sert à tout le monde agricole. Effectivement ça peut dérouter certains, mais c'est une des solutions à nos problèmes.

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