Brucellose: la FNSEA réclame la mise en oeuvre de l'abattage des bouquetins du Bargy

Brucellose: la FNSEA réclame la mise en oeuvre de l'abattage des bouquetins du Bargy

Le président de la FNSEA Xavier Beulin va demander au Premier ministre de revenir à la stratégie d'abattage massif des bouquetins du Bargy (Haute-Savoie) malades de la brucellose, à laquelle les pouvoirs public ont renoncé au grand dam des éleveurs.

Le président du principal syndicat agricole français, qui a échangé samedi à Annecy avec des éleveurs locaux et des spécialistes, va solliciter "d'être reçu par le Premier ministre Manuel Valls pour lui demander de mettre en oeuvre le scénario d'abattage des bouquetins du massif du Bargy, ordonné à deux reprises par les pouvoirs publics, puis abandonné", a indiqué à l'AFP Bernard Accoyer, député LR de Haute-Savoie et maire d'Annecy-le-Vieux, qui participait à cette réunion.

Revirement contesté

Revenant sur le choix de l'abattage massif acté en septembre 2015 par le préfet de Haute-Savoie, les pouvoirs publics ont décidé de procéder à un "assainissement sélectif des animaux restant sur le massif afin de constituer un noyau sain", selon une directive du 12 mai signée notamment par les ministres de l'Environnement Ségolène Royal et de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Ce revirement a suscité la colère des éleveurs et a été salué par les défenseurs de l'environnement.

La brucellose est une maladie infectieuse qui risque selon les éleveurs de contaminer leurs troupeaux. "Avec les atermoiements du gouvernement, si on attend trop, la maladie risque de se propager à d'autres massifs", relève M. Accoyer. Et "de l'avis des spécialistes, le protocole d'assainissement sélectif serait inefficace, long, coûteux et dangereux pour les personnels chargés de diagnostiquer la maladie chez les bouquetins", poursuit-il.

Un enjeu pour la filière reblochon

Quelques 300 bouquetins ont été recensés dans le Bargy, dont 40% sont atteints de brucellose. L'enjeu est crucial pour la filière reblochon, le massif comptant 62 élevages bovins laitiers.

Dans un rapport de juillet 2015, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estimait impossible de parvenir à un abattage total des bouquetins et suggérait une combinaison de mesures sur au moins cinq ans pour éviter la propagation de la maladie aux autres massifs: vaccination, euthanasie sélective, surveillance... Elle qualifiait aussi de "quasi-nul" le risque de transmission de la maladie à l'homme.

Source Avec AFP

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Commentaires 4

1584

si c'était possible qu'il y en est un (ministre ou écolo) qui se fasse mordre par un loup brucellique ,alors peut-être que ... on procèderait à l'abattage massif de tous les autres (loups, ministres et écolos)!

la barbe

le loup aussi c est la nature ! mais pourquoi les politique sont des prédateurs !alors qu ils devrai penser colectivité

Mais la barbe

Enfin c est la nature , la grippe aviaire c la nature faut laisser faire sauf qu in impose rien aux particuliers, le colza bio à 0 quintaux du lycée de Chartres c est la nature , les fèves cramées , les ble et épeautre bio fusarie c la nature et la famine c la nature

la barbe

une fois de plus les agriculteur seront les dindons de la farce et dans deux ans ont recommence

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