BVD, parasitisme, outils GDS Creuse… Des infos aux vétos pour mieux vous accompagner !

Dr Didier GUERIN GDS23 et Dr ATHANASSIADIS GTV23

BVD, parasitisme, outils GDS Creuse… Des infos aux vétos pour mieux vous accompagner !

Journée GDS Creuse/GTV 23 => Pour la 18ème journée annuelle, l’ensemble des vétérinaires intervenant en Creuse était invité à venir échanger sur l’éradication de la BVD, la gestion du parasitisme et l’évolution des outils GDS Creuse mis à votre disposition.

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BVD, parasitisme, outils GDS Creuse… Des infos aux vétos pour mieux vous accompagner !

Dans le domaine sanitaire, vous connaissez les différents enjeux actuels : contraintes d’utilisation des médicaments, notamment les antibiotiques ; évolutions de l’environnement sociétal, réglementaire, technico-économique et épidémiologique de l’élevage et donc des attentes avec une approche plus préventive vis-à-vis des maladies ou syndromes et une utilisation plus raisonnée des médicaments. Dans ce contexte, la journée annuelle GDS Creuse/GTV 23 a été consacrée à deux actualités : l’évolution de l’approche de la BVD avec un passage de la maîtrise des points à risque à son éradication et la gestion antiparasitaire à adapter pour de meilleures efficacité et prévention des résistances. Ont été également présentées à vos vétérinaires les adaptations et les nouveautés des outils GDS Creuse mis à votre disposition.

La BVD, ses caractéristiques, les objectifs et les outils de la prévention

Le Dr Guillaume BELBIS de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort a fait un point sur le virus BVD, ses principales caractéristiques, sa diversité génétique, ses modes de transmission, et ses conséquences cliniques (infécondité, avortements, malformations congénitales, retards de croissance). Il a rappelé le contexte de formation des Infectés Permanents Immunotolérants (IPI), « bombes à virus » et des infectés transitoires. Un certain nombre d’IPI, le plus souvent entre 6 mois et 2 ans, vont développer une diarrhée incurable avec évolution mortelle, la maladie des muqueuses. Un point a été fait sur les modalités de choix des protocoles analytiques pour identifier des animaux virémiques ou mettre en évidence une circulation virale. D’un point de vue collectif, la prévention est à orienter autour des objectifs suivants : ne pas introduire d’IPI, réformer les IPI, contrôler l’absence de (ré)infection et éviter la formation d’IPI en s’appuyant sur les outils suivants : la biosécurité, la détection des IPI, le suivi des cheptels et la vaccination. Pour mieux appréhender cette maladie, consultez le dossier BVD sur le site www.gdscreuse.fr, « onglet boîte à outils – bovins ».

Face à une maladie d’impact clinique et économique important avec un contexte européen en pleine évolution…

En Europe, l'éradication de la BVD est finalisée en Norvège, Suède, Finlande, Suisse, Danemark et Autriche, elle est débutée en Allemagne, Irlande, Luxembourg et Belgique.

Le coût de la maladie pour la ferme France est évalué à plus de 30 millions d’euros par an. A l’échelle de l’élevage, ses coûts sont en moyenne de 8.000 euros en atelier laitier et 3.000 euros en allaitant avec des pertes observées jusqu’à 45.000 euros. Les évolutions d’effectifs et, surtout, les modifications de périodes de vêlages font que les implications cliniques et donc économiques de cette maladie sont de plus en plus importantes.

Près de 3 millions de bovins sont introduits chaque année dans les élevages français, avec des contacts en estive, en pâtures, sur les marchés, dans les centres d’allotement… Ils peuvent alors s’infecter, devenir infectés transitoires et infectants dans les 15 jours qui suivent d’où l’importance de l’isolement lors de tout retour de rassemblement, d’estive collective, d’introduction...

… un plan national d’éradication de la BVD

Les mesures actuelles ne permettent pas d’éradiquer la maladie. Seule une dimension collective et nationale de la lutte le permettra d’où la mise en place du programme national d’éradication en France avec les objectifs résumés ainsi : stopper les pertes sanitaires et économiques de la BVD et assurer la valorisation commerciale de nos bovins en France et à l’étranger. Les mesures prévues visent à faire chuter rapidement le nombre d’IPI, qualifier tous les bovins avec la garantie « bovin non-IPI » et éviter les contaminations entre élevages. Le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) du 12/10/2017 a validé son principe. Un arrêté ministériel fixant des mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre la BVD est en cours de finalisation. Il devra être mis totalement en place dans les 4 ans qui suivront sa parution. Au cours de la campagne 2017-2018, vont se dérouler sa préparation et sa déclinaison en Creuse (cf. article du 15/06/2017). Ses éléments techniques et financiers ont été présentés aux vétérinaires lors de cette journée.

Une gestion antiparasitaire à adapter et une prévention des résistances à renforcer

Nos ruminants sont confrontés aux parasites de pâtures. Les strongles (digestifs ou respiratoires) et les trématodes (douves et paramphistome) sont ceux avec le plus d’impact. Les plans de lutte sont indispensables pour limiter leurs effets. Comme observé chez les ovins pour les strongles digestifs depuis de nombreuses années, en Creuse notamment, l’utilisation répétée et systématique d’antiparasitaires entraîne l’apparition de parasites résistants à ces traitements. Contre les strongles digestifs chez les bovins laitiers, des baisses d’efficacité des ivermectines et apparentées viennent d’être identifiées. Dans son exposé, Jean-Marc LE MER, docteur vétérinaire des services techniques de Boehringer Ingelheim a ainsi indiqué le nécessaire changement d’approche à développer en matière de gestion antiparasitaire appuyé sur trois piliers : mieux traiter (plan antiparasitaire raisonné appuyé notamment sur les analyses sérologiques et de fèces), limiter le risque parasitaire au pâturage (éviter le pâturage trop ras, notions de densité et rotation des pâtures, parcelles non-contaminées pour les jeunes non-immuns) et stimuler l’immunité de l’hôte (notion de temps de contact effectif (TCE), alimentation et apports protéiques optimaux, gestion des maladies intercurrentes).

Deux prochains articles (strongles, rendez-vous d’automne le 17/11/2017 – grande douve et paramphistome le 24/11/2017) expliciteront cette nouvelle approche.

Une boîte à outils GDS Creuse qui évolue

Dans un objectif de développement de l’approche collective du troupeau, avec notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! », en relation avec les vétérinaires et les autres partenaires, nous avons mis à votre disposition la « boîte à outils GDS Creuse ». Ses composantes évoluent en relation avec les éléments évoqués ci-dessus et la disponibilité d’autres outils analytiques. Ainsi, le nouveau billet de garantie conventionnelle (avec recherche des paratuberculose, BVD, besnoitiose et néosporose) et les nouveaux kits strongles (dosage du pepsinogène pour les bovins des deux premières saisons de pâture), maladies respiratoires bovines (recherche de 8 pathogènes), avortement bovin (passage de 5 à 11 valences recherchées) ont été présentés. Pour mieux connaître l’ensemble de cette « boîte à outils GDS Creuse » pour les différentes espèces, consultez le site www.gdscreuse.fr. Vous les retrouverez également dans votre prochain GDS Creuse Mémo actualisé que vous allez recevoir en fin d’année. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire ou GDS Creuse.

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