CA de GDS Creuse. Des avancées importantes pour le sanitaire collectif

Marien BATAILLE & Dr Didier GUERIN

CA de GDS Creuse. Des avancées importantes pour le sanitaire collectif

Conseil d’Administration (CA) de GDS Creuse => Ce 04 juillet, GDS Creuse a réuni son CA afin d’élire son bureau et faire le point sur différents dossiers.

CA de GDS Creuse. Des avancées importantes pour le sanitaire collectif

Suite à son Assemblée Générale du 11 avril, GDS Creuse a réuni son CA ce 04 juillet. Après l’élection du bureau, le bilan de la campagne de prophylaxie, les évolutions des contrôles à l’introduction, le plan d’éradication BVD et de nombreux autres dossiers ont été étudiés dans le cadre de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! ».

Une élection du bureau de GDS Creuse dans la continuité… un CA à votre écoute !

Le CA est composé de 18 membres à voix délibératives : 12 délégués cantonaux (élus pour trois ans et renouvelés par tiers par les 100 délégués cantonaux lors de l’AG) et 6 représentants de structures (Groupement Technique Vétérinaire, Ordre des Vétérinaires, Syndicat Départemental des Vétérinaires d’Exercice Libéral, Conseil Général, Chambre d’Agriculture et Syndicat Départemental des Exploitants Agricoles majoritaire). Chacun est reconduit dans ses fonctions (cf. tableau). Vos administrateurs sont à votre écoute, n’hésitez pas à les solliciter pour toute suggestion ou tout besoin.

IBR, une situation très proche de la zone épidémiologiquement favorable (ZEF)

La mise en place du nouvel arrêté ministériel qui a pour objet l’éradication de l’IBR porte aujourd’hui ses fruits. L’attribution d’un statut IBR à chaque élevage, le renforcement de la surveillance et de l’assainissement avec des restrictions à la circulation des bovins issus de cheptels non-indemnes d’IBR nous permettent en cette fin de campagne de prophylaxie de bénéficier d’une situation encore améliorée avec plus de 95 % de cheptels indemnes et nous frôlons 1 % de cheptels positifs (34 cheptels, 1,25 %). Les efforts réalisés par l’ensemble des acteurs nous permettent aujourd’hui d’envisager les allègements de prophylaxie IBR à court terme.

Contrôle d’introduction, dissocier l’IBR des autres pathologies…

L’introduction d’un animal est un facteur majeur de risque de contamination. L’animal introduit arrive avec son microbisme ; le stress du transport, le changement d’exploitation et de conditions d’élevage favorisent la réactivation des maladies. L’évolution de la réglementation, notre situation épidémiologique très favorable pour la brucellose, la tuberculose et l’IBR permettent, sous certaines conditions, des dérogations aux analyses pour ces maladies. Il est par contre nécessaire d’être vigilant vis à vis d’autres pathologies, qu’elles soient déjà largement dépistées comme les BVD et paratuberculose ou plus nouvelles comme les besnoitiose ou néosporose. Les règles administratives concernant les différentes maladies n’ont qu’un objectif, assurer une sécurité pour l’élevage introducteur. Ce qui est souvent vécu comme une contrainte n’est en fait que l’application de règles sanitaires visant à protéger vos élevages. C’est à chacun de se les approprier, afin de s’assurer de ne pas introduire de pathologies, en n’oubliant jamais la règle de base, l’isolement. Chaque situation a ses particularités. Cela montre la nécessité d’une discussion spécifique avec votre vétérinaire sanitaire ou GDS Creuse lors de chaque introduction.

… avec un contrôle BVD systématique lors de toute introduction sans garantie BVDbénéficiant d’une dérogation IBR

L’introduction est une cause de contamination BVD des troupeaux (cf. article du 09/06/2017). Depuis 2006, chaque bovin avec contrôle d’introduction est testé pour s’assurer qu’il n’est pas IPI (infecté permanent immunotolérant), GDS Creuse prenant en charge à 100 % les frais d’analyses. L’augmentation des dérogations IBR depuis l’automne associée à un relâchement sur le dépistage de la BVD constitue un risque sanitaire global vis-à-vis de cette maladie, des IPI introduits déclenchant la maladie après contamination du cheptel viennent d’être identifiés. Pour ne pas remettre en cause le bon travail effectué ces 10 dernières années et ne pas hypothéquer l’avenir, votre CA s’est prononcé unanimement sur le renforcement des contrôles en rendant systématique le dépistage BVD à l’introduction de tout bovin sans statut BVD connu avec une édition de l’ASDA fonction de cette information.

Une évolution du Billet de garantie conventionnelle (BGC) avec l’intégration de la besnoitiose et de la néosporose

La besnoitiose est une maladie émergente avec une progression inquiétante (cf. article du 26/05/2017). Cette pathologie ne semble pas présente en Creuse. Pour limiter son introduction, un dépistage à l’introduction est à effectuer sur tout bovin provenant d’une autre zone. La néosporose est une maladie parasitaire, la transmission se faisant par l’ingestion de fourrages contaminés par des déjections de chien, ou verticalement de la mère à la fille. Sur les bovins, cela peut provoquer des avortements. Un contrôle néosporose est donc recommandé sur toute femelle destinée à la reproduction. C’est pourquoi votre CA vous propose de les intégrer au BGC avec la prise en charge correspondante de 50 % du montant des analyses (cf. tableau).

CA de GDS Creuse. Des avancées importantes pour le sanitaire collectif

Le plan d’éradication de la BVD qui se dessine

Cette lutte sera nationale avec un engagement de tous les éleveurs lors de sa mise en place dans une zone. Votre CA s’est prononcé pour un plan d’action en 3 phases :

  1. Un statut BVD connu de tout bovin introduit (dépistage ou attestation non IPI).
  2. En atelier allaitant, sur les sangs de prophylaxie, le dépistage des 24-48 mois en sérologie de mélange de 20 et en élevage laitier, le dépistage sur lait de tank, 2 fois par an.
  3. En fonction de ces résultats sérologiques, la gestion des élevages positifs.

Ce plan d’assainissement des élevages identifiés avec une circulation virale sera basé sur la détection des IPI avec prélèvement du cartilage auriculaire sur tous les veaux à la naissance. Lors d’identification d’un IPI, son élimination devra intervenir dans les 15 jours et le statut de tous les bovins du cheptel devra être connu sous 2 mois. A échéance de 4 ans, la garantie non-IPI sera nécessaire pour toute sortie d’un bovin. Chaque élevage sera informé de la démarche avec un accompagnement technique personnalisé. Les points 1 et 2 vont être mis en place dès la prochaine campagne avec une mutualisation des coûts d’analyse, de prélèvement et des éliminations. Un prochain article détaillera le plan complet.

Une réadaptation de la mutuelle sanitaire pour la BVD et la paratuberculose

La mutuelle sanitaire en élevage bovin a pour objectif d’aider financièrement les éleveurs qui ont des pertes exceptionnelles graves d'origine sanitaire pour les maladies suivantes : maladie des muqueuses, salmonellose, paratuberculose et listériose. Les plans de prévention disponibles pour la paratuberculose et maintenant pour la BVD demandent des adaptations. La proposition est de réorienter les prises en charge pour ces deux maladies avec pour la maladie des muqueuses, une aide à l’élimination des IPI dans le cadre du plan d’éradication et pour la paratuberculose, la prise en charge du recontrôle des bovins pour confirmer ou infirmer un résultat positif obtenu dans un contexte favorable.

GDS Creuse, avec « Le sanitaire… j’adhère ! » pour renforcer notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

GDS Creuse a fait évoluer son action et continuera à la faire progresser en fonction des modifications des élevages, des besoins des éleveurs et de leur environnement, tout en conservant les bases fondamentales de la lutte collective et sanitaire, indispensables pour sa réussite. D’une lutte contre les maladies contagieuses, nous nous sommes orientés vers notre démarche plus globale, « Le sanitaire… j’adhère ! », permettant un renforcement de notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable.

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