Cazeneuve promet le soutien moral et financier de l'Etat à la "ferme des 1.000 veaux"

Cazeneuve promet le soutien moral et financier de l'Etat à la "ferme des 1.000 veaux"

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, en visite vendredi à la "Ferme des mille veaux", contestée par des associations de défense des animaux, a promis le soutien financier de l'Etat à l'exploitation, cible d'un incendie criminel le 22 décembre dernier.

"L'Etat vous aidera par ses financements à surmonter le sinistre auquel vous avez été confrontés", "c'est un engagement qui sera tenu", a promis le chef du gouvernement, après avoir fermement condamné "cet acte criminel d'une très grande gravité". "J'ai pu mesurer la gravité des dommages que l'exploitation a subis", a-t-il insisté. "Vous pouvez compter sur les services de l'Etat pour vous accompagner", a poursuivi le Premier ministre, en réaffirmant sa volonté de garantir des "allègements et aides pour soutenir les exploitations en difficulté".

Le chef du gouvernement a exprimé son "soutien moral face à l'acte dont vous avez été les victimes", et s'est engagé à s'"assurer que l'Etat apporte tout le soutien nécessaire au maintien et au développement de cette exploitation". "Un projet, selon M. Cazeneuve, dont la réussite est cruciale pour les éleveurs, pour l'agriculture et pour la prospérité de ce magnifique territoire".

Un bâtiment de la "Ferme des 1.000 veaux", centre d'engraissement bovin vivement contesté par certains défenseurs des animaux, avait été la cible d'une tentative d'incendie criminel le 22 décembre et des tags injurieux avaient été découverts sur place, visant notamment la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

"Je ne peux pas admettre que l'on puisse enfreindre le droit en s'autorisant toutes formes de violences inacceptables", a averti M. Cazeneuve. Tout au long de sa visite à la "Ferme des mille veaux", une vingtaine de manifestants venus protester contre cette "ferme-usine", ont été tenus à distance du site, a constaté un photographe de l'AFP.

Le centre, d'une capacité de 1.000 places, est soutenu et subventionné par l'Etat (au titre notamment de la reconversion d'un ancien site militaire) et des collectivités locales. Il doit accueillir des broutards, veaux de 8-9 mois, engraissés sur place plusieurs mois avant d'être envoyés à l'abattoir. Les premiers veaux sont arrivés durant l'été 2016.

Le Premier ministre devait se rendre dans l'après-midi sur un autre site en difficulté, l'usine automobile de GM&S Industry à La Souterraine (Creuse).

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Source AFP

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Commentaires 4

BANANE381

A " éleveur61" croyez-vous qu'une véritable démocratie supporterait 732 SUICIDES EN 2016 rien que pour le secteur agricole ? Ils étaient des concitoyens comme vous et moi cher Monsieur!!!!!

oli86

C'est vrai autant produire chez nous et garder la valeur ajoutée mais est ce logique d'engraisser des JB en apportant de region céréaliere la paille et les concentrés ???? N'est ce pas anti économique , aujourd'hui je produis des jb issus de mes allaitantes mais je ne m'en sors que grace à l'autonomie alimentaire , on ne nous parle dans l'article que de performance technique mais moi ce qui me fait vivre c'est juste le cout de production par rapport au prix de vente en aucun cas le GMQ !!!!!

eleveur61

Je soutiens cette initiative menée par plusieurs petits producteurs qui ne pouvaient pas individuellement se mettre aux normes pour engraisser leurs productions .En se regroupant ils donnent une pérennités à leurs exploitations.Ils vont créer quelques emploies, des veaux engraissés dans le respect des règles sanitaires alors que cherches ces extrémistes voulant imposer une politique totalitaire ou la démocratie et l'innovation n'ont pas de place.

BANANE381

au vu de la mondialisation de la précarité, il est du devoir de Mr Cazneuve de soutenir pareille exploitation, il va falloir nourrir cette précarité citoyenne a très bas coût, peu importe la qualité, triste lendemain.

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