Centre : des milliers de bovins bloqués à cause de la fièvre catarrhale ovine

SC avec AFP

Centre : des milliers de bovins bloqués à cause de la fièvre catarrhale ovine

Risque d'engorgement maximum dans le centre de la France, coeur du foyer de fièvre catarrhale ovine (FCO), où les éleveurs se retrouvent avec des milliers de bovins sur les bras faute de pouvoir les exporter.

Exportations vers l’UE : le protocole

Pour l’exportation vers les pays de l’UE, le protocole réglementaire exige une première injection, un rappel 3 semaines après et un délai de 60 jours suite au rappel, avant exportation

Une dérogation est possible si un test PCR de virologie est réalisé 35 jours après le rappel. L’export serait alors possible si le test est négatif. Ainsi, dans le meilleur des cas, le délai nécessaire pour l’exportation de broutards est de 56 jours à partir de la première injection.

En attendant la vaccination complète des animaux, le Gouvernement essayerait de négocier un protocole allégé avec les pays européens : désinsectisation des animaux, des bâtiments d’élevage et des camions et bétaillères puis test PCR de virologie 14 jours après la désinsectisation. L’export serait alors possible si le test est négatif.

Le 11 septembre, le ministère de l'Agriculture révélait la présence d'un foyer dans l'Allier. Depuis de nouveaux cas ont été découverts dans la Creuse et le Puy-de-Dôme. Le périmètre interdit est situé à cheval sur l'Allier, le Puy-de-Dôme, la Creuse, l'Indre et le Cher; une zone de protection qui s'étend tout autour et une zone de surveillance en périphérie (voir carte).

Dans le périmètre interdit, aucune exportation de bovins n'est possible. Dans les autres zones, certains débouchés sont bloqués également. Or dans la région, grande productrice de bovins de races charolaise, limousine ou salers, l'exportation est le premier débouché des éleveurs.

 

Allier : 12.000 bovins bloqués

"Dans l'Allier, 65% des animaux (vifs) partent à l'exportation. Ce sont essentiellement des broutards (jeunes bovins) qui partent pour l'engraissement en Italie ou en Espagne", explique-t-on à la Chambre d'agriculture de l'Allier.

Selon elle, rien que dans l'Allier, 12.000 bovins n'ont pas pu partir à l'exportation, soit un manque à gagner de 12 millions d'euros. Dans la Loire, près de 4.000 bovins sont coincés. Et c'est la même chose dans tous les départements concernés.

"Nous, on a 1.200/1.300 mâles qui ne peuvent pas partir, tous ceux qui sont nés dans l'Allier. Le commerce vers l'Italie ou l'Espagne est bloqué", raconte Christian Durris, gérant d'Europagri, commerçant d'animaux vivants basé à Saint-Germain Lespinasse (Loire).

Discussions en cours avec les pays importateurs

Pour lui, la situation est "une catastrophe". Et il espère bien que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avancera rapidement dans ses discussions avec les pays importateurs européens. Le gouvernement a notamment lancé une campagne massive de vaccination, argument qui pourrait permettre d'avancer les négociations avec l'Italie. Le Gouvernement essaie de négocier un protocole allégé (voir encadré).

Les discussions sont également en cours avec la Turquie qui exige un statut indemne de FCO depuis au moins 24 mois. 20 000 animaux seraient actuellement en transit ou regroupés dans des centres d’allotement en attendant d’être exportés.

L'angoisse est donc à son paroxysme chez des éleveurs déjà bien fragilisés par des prix de vente bas et un été très sec qui a amputé leurs stocks d'hiver de fourrage.

"Les éleveurs sont à bout. C'est insupportable" et "la vaccination ne devrait avoir lieu qu'en début de semaine prochaine", commente Bruno Dufayet, éleveur de Salers et responsable de la section bovine de la FDSEA du Cantal. "Ensuite il faudra trois semaines avant la deuxième vaccination et là peut-être encore 60 jours. On va devoir garder nos bêtes sur nos exploitations deux à trois mois.

"Ce n’est même pas imaginable de garder nos bêtes aussi longtemps dans ce contexte de crise de l'élevage" et "on va devoir les rentrer alors qu'on n'a même pas assez de fourrage pour les nourrir", poursuit-il. De plus, c'est en cette saison que la majorité des ventes se font ordinairement, permettant d'équilibrer un peu les trésoreries en cette période de paiement des annuités.

L'ambiance est donc lourde en Auvergne et aux alentours. Les fêtes et concours s'annulent les unes après les autres. Le grand rendez-vous de la profession, le Sommet de l'élevage, doit lui se tenir du 7 au 9 octobre à Cournon-d'Auvergne. Il ne sera pas annulé car 1.400 exposants sont attendus. Mais il pourrait se tenir sans animaux.

Pour plus d'informations réglementaires, voir le site du GDS Centre

Note de la DGAL relatif aux mouvements d'animaux en pièce jointe

périmètre FCO

Publié par SC avec AFP

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Commentaires 9

maineetloire

Idiot, revois ton tes règles grammaticales

@moi03

1 euros l'injection c donné comparer aux vrais vaccins , sinon a qui profite la fco , a celui qui a 9 betes a qui la fnsea refuse les aides , au moins lui n'aura que quelques euros a debourser
pour le reste j'ai de la luzerne sur pieds celui qui ne sait pas quoi faire il vient la faucher l'enrubanner je lui laisse pour 25€/t honnete non

@idiot

ce qui n'est pas bizarre c'est que tu portes bien ton nom , ils se plaignent des importations oui surtout car elle se font sur des bases d'une concurrence qu'ils ne peuvent pas soutenir , vu les charges tres raisonnables ailleurs , ou vu les differents subterfuge de sursubvention allemands
ils se plaignent de ne pas pouvoir exporter oui car l'excellente viande francaise a une demande exterieure les fins gourmets francais eux ont une demande forte pour l'excellent poulet bresilien , car oui pour survivre sauf si les francais se decident a acheter la viande a son vrai prix , alors il faut exporter un peu

idiot

bizard les agris manifeste contre les importations et se plaigne de ne pas pouvoir exporter !!!!
chercher l'erreur

moi03

1 euro l'injection a qui profite la FCO ?

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