Crise des éleveurs : Allemands et Français réclament une "stratégie européenne"

Crise des éleveurs : Allemands et Français réclament une "stratégie européenne"
Les deux syndicats réclament que l'UE favorise l'accès aux marchés export

Les deux premiers syndicats agricoles allemand et français réclament une "stratégie européenne" et formulent plusieurs revendications communes envers Bruxelles pour régler la crise des éleveurs.

"Les agriculteurs ne devraient pas être laissés seuls face aux conséquences de l'embargo russe" sur les produits alimentaires européens, ont estimé dans un communiqué commun Xavier Beulin, le patron de la FNSEA française, et Joachim Rukwied, le chef de file de la DBV allemande.

"Puisqu'il s'agit d'une crise politique, des mesures politiques pour le marché sont également nécessaires", ajoutent-ils, à quelques jours du déroulement à Bruxelles d'un conseil européen sur l'agriculture, le 7 septembre.

Les deux syndicats réclament notamment que l'Union européenne favorise le développement de nouveaux marchés à l'export pour les produits laitiers et la viande porcine.

La baisse des prix et la fin des quotas laitiers dans ces deux secteurs concentrent le mécontentement des agriculteurs depuis des mois et ont provoqué d'impressionnantes manifestations en France, ainsi que quelques actions plus discrètes en Allemagne.

 

Révision du prix minimum pour le beurre et le lait

Les syndicats allemand et français exigent aussi une révision du prix minimum payé aux agriculteurs pour le beurre et le lait, afin de mieux prendre en compte la hausse des coûts de production. "L'agriculture en Europe ne peut être renforcée sur le long terme que par une action commune", concluent-ils.

Ces exigences communes interviennent peu avant la rencontre, prévue pour le 31 août à Berlin, des ministres français, allemand et polonais de l'Agriculture afin d'évoquer la crise actuelle que traversent les éleveurs.

 Les tensions provoquées par la chute des prix ont divisé l'agriculture européenne cet été.  Les laitiers allemands se sont plaints à Bruxelles du favoritisme envers le lait français annoncé par Paris, tandis que les agriculteurs français ont détourné des camions étrangers à la frontière allemande, en remettant au goût du jour les accusations de dumping social contre l'agriculture allemande.

Source AFP

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Commentaires 7

Gg

Les coop n'existent plus compte 263, ça n'en a que le nom...

COMPTE263

il y a trop de lait alors pourquoi quand on ouvre le site de SODIAAL la première info c'est de pouvoir demander du volume supplémentaire pour la prochaine campagne BIZARRE les coop sont au service de l'agriculteur ou est l'erreur?
et cette fois mon commentaire va t'il être censuré!!!!

aaaa

Il est bien tard pour se preoccuper du sort de l elevage m. Beulin. L occasion vous a ete donnee au cours de vos deux mandat a travers la nouvelle pac. A peine mise en place, elle apporte deja ses fruits : un maximum de perte et de risque pour les eleveurs, un maximum de profits pour les trois leaders intermediaires de la transformation (les 3 b : bigard, beulin, besnier). Les russes ont bon dos, aurons nous le courage de balayer devant notre porte?...

pipo

se mettre d accord au niveau euro c est bien mais nous sommes déjà pas sur la meme longueur d onde au niveau departemental alors bonne chance. Nous sommes dans un beau pétrin.

mémel

Consternant d'hypocrisie...., on veut le beurre et l'argent du beurre: des aides pour exporter et des aides pour se protéger des importations...

en voulant développer la production pour conquérir le marché mondial, on devient dépendant de ce marché et de son prix . Demander des aides pour exporter quand le marché est saturé, c'est amplifier le problème de surproduction et de baisse des prix et faire crever les autres producteurs....non, les agriculteurs européens n'ont pas vocation a produire à la place des autres agriculteurs Africain ou autres. Tant mieux si la Russie s'organise pour devenir autosuffisante. Et nous au lieu de vouloir chercher à produire plus à n'importe quel prix,cherchons plutôt à produire en consommant moins d'intrants ...seul façon de pouvoir encore exister demain. Le marché mondial est un marché d'excédent qui fait peut-être le bonheur des spéculateurs mais pas celui des consommateurs ni des agriculteurs....

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